Note du 30 avril 2012

J’ai accepté d’être candidat à la députation au compte du Front de gauche sur la 2ème circonscription de l’Hérault (la seule exclusivement montpelliéraine) pour une raison simple : poursuivre et amplifier le formidable mouvement populaire engagé par la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles. L’unification de toute une gauche derrière cette candidature, la mise en mouvement de la population et de la jeunesse comme on a pu le voir dans les grands meetings de masse comme à Montpellier le 8 février où nous étions 10 000, où les rassemblements en plein air comme les 120 000 à la Bastille, sur la Place du Capitole à Toulouse ou au Prado à Marseille, la multiplication des Assemblées citoyennes dans les quartiers et les villages maillant le territoire, la participation aux mobilisations sociales pour la défense des emplois ou pour sauver les services publics comme à la poste ou dans l’Education nationale… Tout cela démontre que le Front de gauche est l’évènement nouveau de cette campagne et qu’avec ses prés de 4 millions de voix et son score à 2 chiffres, la candidature de Jean-Luc Mélenchon incarne une alternative et une perspective de transformation pour notre peuple. Elle a été une contribution décisive à la mobilisation électorale de la gauche afin de défaire la Droite et son candidat Nicolas Sarkozy. Une enquête signale que 30% des électeurs de Hollande ont déclaré préférer le programme de Mélenchon, c’est dire à quel point l’écho du programme « L’humain d’abord » est devenu populaire dans le pays. Par ailleurs la radicalisation de la droite avec la montée de Le Pen et au détriment de Sarkozy signale le caractère explosif de la situation ; ce qui légitime totalement le combat que le Front de gauche a porté (souvent bien seul) contre le Front national.

Nous poursuivons ce mouvement en étant massivement présent dans la manifestation du 1er mai pour répondre comme il se doit à la provocation de Sarkozy : après avoir précarisé le travail, laissé enfler le chômage, méprisé le droit du travail, il a l’audace de s’approprier le 1er mai avec des accents pétainistes, à l’instar de Marine Le Pen. Nous répondons à cette provocation en nous mobilisant tous ensemble derrière nos syndicats unis.

Dimanche 6 mai nous finirons le travail en votant Hollande pour chasser Sarkozy du pouvoir. Je ne ménage pas mes efforts jusqu’au dernier jour pour convaincre les électeurs de réaliser cette œuvre de salubrité publique.

Une fois Sarkozy chassé, notre pays va être confronté à des défis majeurs : la finance internationale va décupler sa pression pour obtenir que les Etats continuent d’assumer la rémunération des rentiers. Comme en Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, Italie et maintenant les Pays-Bas de puis une semaine, la France n’échappera pas à ce chantage. Y céder se paierait par des millions de chômeurs et de précaires supplémentaires, la dévastation des services de santé et d’éducation comme on le voit ces jours-ci en Espagne. Notre peuple doit se préparer à résister et à refuser le diktat des financiers et des responsables de l’Union Européenne et du FMI.
La défaite de Sarkozy le 6 mai sera la première défaite de l’axe « Merkozy » et plus forte elle sera, plus nous ouvrirons à l’Europe une autre voie.

Les élections législatives des 10 et 17 juin prochain revêtent dans ce contexte une importance cruciale. Il faudra certes y battre la droite et empêcher l’élection de députés du FN décidément « incompatibles avec la République », mais il faudra aussi ne pas donner un chèque en blanc au Président élu. La présence d’un groupe important de députés du Front de gauche est la seule garantie que sera défendue à l’Assemblée une politique de rupture avec le capitalisme financiarisé. Après la mobilisation qui a accompagné le vote Mélenchon du 26 avril ces élections législatives seront la deuxième étape de la Révolution Citoyenne. Notre campagne mobilise les citoyennes et les citoyens de la circonscription pour qu’ils élaborent les projets de loi qui répondent à la priorité de l’humain sur le fric. J’aurai l’occasion de détailler chacun de ces thèmes sur mon blog de campagne.

Dans l’immédiat je vous invite :
D’ici le 6 mai porte à porte et diffusion massive des tracts front de gauche d’appel à chasser Sarkozy

Mardi 1
er mai à la manifestation unitaire syndicale à partir de 10h au Peyrou à Montpellier. Le Front de gauche se rassemblera sur le côté droit du Boulevard… puis suivra en cortège la fin de la manif syndicale. Il se retrouvera après la manifestation à midi au kiosque Bosc.

Jeudi 3 mai à 20h30 à Assemblée générale de toutes et tous qui veulent s’associer à la campagne législative du Front de Gauche sur Montpellier, au bar l’alternatif (quartier Boutonnet).

Enfin la semaine suivante, une fois débarrassé de Sarkozy, la campagne législative sera lancé et je vous demande de réserver votre soirée du jeudi 10 mai à partir de 18h pour un évènement politique et culturel que je vous préciserai d’ici dimanche prochain.

Bon courage à tous,
René REVOL

Communiqué du 24 avril 2012

 A Grabels, le 24 avril 2012,

Ce dimanche 22 avril 2012, lors du 1er tour de l’élection présidentielle, les électeurs ont fait leur choix. Les grandes tendances qui se dessinent sont : le rejet de la politique du Président sortant, l’apparition d’une nouvelle force à gauche, le Front de Gauche passant les 10% ; une nouvelle poussée de l’Extrême droite.

Dans la région Languedoc-Roussillon, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, obtient plus de 13% des suffrages exprimés. Avec le deuxième plus gros score pour le Front de gauche, notre région se place juste après Midi-Pyrénées, confirmant un ancrage durable et la progression de cette nouvelle force politique.

Force politique indépendante, le Front de gauche est la clé du résultat final. Par conséquent j’appelle toutes celles et tous ceux qui ont porté notre programme « l’Humain d’abord ! » à poursuivre le combat contre l’extrême droite et contre le politique d’austérité du Président sortant, en votant contre Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012, en utilisant le bulletin de vote François Hollande.

L’espoir suscité par le Front de Gauche passe dans les jours qui viennent par une forte mobilisation pour chasser Sarkozy du pouvoir lors du 2ème tour des présidentielles. La mobilisation citoyenne autour du Front de gauche se poursuivra avec les élections législatives en envoyant le plus grand nombre de députés Front de gauche, afin qu’ils portent les lois nécessaires à notre peuple pour assurer la redistribution des richesses, la planification écologique, le retour de la retraite à 60 ans à taux plein, la fin des privilèges de la finance et de la banque, un logement abordable pour tous et la marche vers une 6èmeRépublique. Seule cette politique de rupture avec le libéralisme et le capitalisme, en mettant au cœur l’humain d’abord, peut faire barrage à la montée de l’extrême droite.

Fidèle à notre devise « unité dans les urnes et dans la rue », j’appelle tous les sympathisants, militants et soutiens du Front de Gauche à participer massivement au rassemblement du 1er mai à 10 heures devant les Jardins du Peyrou (Montpellier).

A l’issue de cette manifestation, toutes les composantes du Front de Gauche se retrouveront pour un rassemblement festif, au Kiosque Bosc (Esplanade), à partir de 12 heures.

René Revol,
représentant régional du candidat
Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon,
à l’élection présidentielle.


Note du 20 avril

Ce soir à minuit ce blog sera mis en veille jusqu’à dimanche 22 avril au soir, conformément à ce que nous impose la loi. Je profite donc de ce message pour publier un dernier billet avant le 1er tour des élections présidentielles.

Ma première pensée va à toutes ces générations militantes que j’ai fréquentées depuis 45 ans que je milite et qui avaient pour projet de construire une gauche de combat de masse. D’ores et déjà quelque soit la marge dans laquelle se situera le résultat nous pouvons dire que la campagne du front de gauche et de son candidat, jean-Luc MELENCHON, est arrivée à créer une nouvelle gauche combative, jeune, pleine d’énergie et avec laquelle il faudra désormais compter. Première mission accomplie ! Ce peuple de gauche mis en mouvement par millions n’arrêtera pas sa marche le soir des élections ; il sera aux avant poste de la confrontation inéluctable qui se prépare avec la finance. Cette dernière a son programme (baisse des salaires, baisse des dépenses publiques, baisse de la protection sociale tout çà pour financer la rente) et elle cherchera à le mettre en œuvre quelle que soit le président élu ; le peuple aura pour sa résistance son programme « l’humain d’abord » et la puissance du vote Mélenchon sera mon premier point d’appui décisif ; le reste n’est que bruit médiatique et futile. Le seul vote utile est le vote Mélenchon. Dans cette campagne, des milliers et des milliers d’acteurs se sont formés et constitués et formeront les cadres de la bataille qui vient.

D’ici dimanche faites toutes et tous votre travail de conviction, un à un, avec patience et résolution. Si nous arrivons à imposer le Front de Gauche devant Le Pen c’est un bouleversement politique qui donnera une perspective à toute l’Europe. Si cette poussée amenait le Front de gauche au deuxième tour c’est la révolution citoyenne qui sera déclenchée.

Ils ont des millions ; nous sommes des millions. Notre nombre et notre détermination est notre force.

Dimanche soir à Montpelliernous serons à 20h rue bosquet au local de campagne puis le Front de gauche se rassemblera à partir de 21h au kiosque Bosc sur l’Esplanade pour une soirée électorale militante et festive.

Note du 17 avril 2012

Cher(es ami(e)s

L’histoire s’accélère ; tout le monde plus ou moins le ressent, et ce malgré l’aveuglement qu’engendre la morne répétition du quotidien (ce quotidien qui pousse certains à croire que rien ne changera). Dans la phase finale de la campagne des présidentielles, la situation met en évidence les enjeux de l’époque, crée une tension palpable. Nombre de nos concitoyens, soucieux d’écarter le brouillard médiatique, sont à la recherche de repères et regardent du côté du Front de gauche. Ce que nous avons d’ores et déjà construit dans cette campagne ouvre une réelle perspective et nous crée des obligations collectives et personnelles pour les jours et les heures qui viennent. Avant de préciser ces obligations un mot sur le contexte.

La crise financière, le retour en force !
L’étau de la crise financière, qui s’était un peu distendu en février-mars, se resserre à nouveau, sous l’effet d’un mécanisme qu’on a analysé en détail depuis des mois. Après la Grèce qui sombre dans une misère sans fond (et où les prochaines échéances électorales à l’automne donnent des sueurs froides aux puissants puisque les sondages créditent l’équivalent grec du Front de gauche de 30 à 40% des voix), la vague atteint l’Espagne où le chômage monte comme une fatalité inexorable touchant un jeune sur quatre avec dans certaines régions des pics à 60% ; FMI, BCE et Commission (la fameuse troïka) – qui exercent déjà un véritable protectorat de fer sur la Grèce – exigent de l’Espagne des sacrifices encore plus importants que ceux décidés par le gouvernement conservateur, notamment une drastique réduction des dépenses de santé et d’éducation gérées en Espagne par les régions. Au Portugal la récession est toute aussi avancée avec son cortège de régressions. Dans ce pays il est intéressant de noter que l’assemblée nationale a adopté le MSE et le traité européen ; la docilité des socialistes portugais ne leur ont pas pour autant évité de se faire envoyer sur les roses par les autorités bruxelloises quand ils ont demandé « un ajout pour la croissance ». L’échec de cette méthode, celle-la-même annoncée par Hollande s’il est élu, signale d’ores et déjà la vanité de cette stratégie. En Italie, la dégradation économique et sociale s’accélère ; un de ses sinistres moyens de mesures en est une vague sans précédent de suicides. Les marchés financiers accentuent leur pression sur ces trois membres de la zone Euro. A défaut de pouvoir jouer à la baisse la monnaie de ces pays, puisque nous avons la même monnaie, on joue sur la dette de chaque pays en faisant monter le taux d’intérêt pour mieux obtenir les saignées nécessaires au paiement de la rente.

Dans ce contexte la France est devenue depuis quelques jours un enjeu : la sortie ce lundi par Francfort d’un instrument de spéculation sur la dette française en est l’illustration la plus visible. Les marchés financiers (autrement dit l’oligarchie financière qui dispose depuis 25 ans du pouvoir du capitalisme financiarisé) n’attendent pas le résultat des élections pour organiser leur pression sur notre pays et son peuple. La perspective d’une défaite de la droite mais aussi de la présence d’une gauche de combat (un Front de gauche à un niveau historique élevé) a déclenché la contre offensive du capital. Sans retenue et avec grossièreté, Madame Parisot avait ouvert le bal il y a quinze jours, faisant de Mélenchon l’héritier d’une forme de Terreur. L’offensive contre le Front de gauche est désormais générale, mêlant dans le flot des attaques les cadres de l’UMP, quelques ténors socialistes apeurés, Cohn-Bendit et des verts déboussolés, sans oublier Michel Onfray oubliant sa radicalité passée (et maniant amalgames et mensonges particulièrement choquants chez un intellectuel supposé rigoureux), le Nouvel Observateur et quelques sycophantes du même acabit. Cette offensive aura le même effet qu’en 2005 : la vague de mépris et d’insultes sur le Non attira alors vers nous l’intérêt du peuple, nous faisant grandir comme une alternative. Ah que le FN bien installé en troisième position était pratique. Ce petit monde préfère encore une Le Pen à qui ils ont distribué sans complexe moult brevets de dédiabolisation. La perspective qu’une force de gauche occupe la place de challenger remplit d’effroi ces messieurs mais fait a contrario naître un grand espoir dans le peuple.

La vague Mélenchon et ses ressorts
Quiconque a participé aux rassemblements de la Bastille, du Capitole ou du Prado a été frappé non seulement par le nombre de personnes rassemblées comme cela n’a jamais été le cas dans l’histoire électorale de ce pays, mais aussi par le caractère populaire et bigarré, les traits de bonne humeur et de détermination, sans parler de cette présence de la jeunesse massive et joyeuse. Dans le mouvement actuel vers Mélenchon le courant le plus fort est parmi les jeunes, les quartiers populaires et les ouvriers. Un élan populaire s’est formé et dans ces derniers jours de campagne de nouvelles populations plus ou moins dépolitisées vont commencer à se tourner vers la candidature Mélenchon en mélangeant intérêt et interrogations multiples. Ces derniers jours, en rencontrant des citoyens de toute sorte notamment bien au-delà des sphères militantes et politisées, j’ai ressenti la présence d’une masse énorme de gens intéressés par nous mais non encore décidés sur leur vote. Leur sentiment moyen est de considérer que Sarkozy c’est fini et que Hollande çà ne va pas changer grand chose. On perçoit nettement un sentiment que les candidats « institutionnels » (Sarkozy, Hollande, Bayrou, Le Pen) répètent le même disque que lors des échéances précédentes sans apporter de solutions aux questions urgentes de la situation. Par ailleurs c’est seulement maintenant que certains s’éveillent à l’existence du Front de gauche et de son candidat, désormais perçu par le grand nombre. Avec un attrait et un intérêt évident et en même temps une hésitation, un doute, une retenue qui appelle de notre part arguments et réponses. Voyons un peu les remarques glanées autour de moi depuis une dizaine de jours.

Il y a d’abord de nombreuses remarques qui relèvent de comportements électoraux que je pourrai qualifier de « stratégiques » par exemple «je voterai bien Mélenchon parce que çà me ferait plaisir que Le Pen soit renvoyé à la 4ème place ! » ou le désormais célèbre « Un vote Mélenchon garantit de peser à gauche sur Hollande »….enfin depuis ce weekend certains s’interrogent sur un vote Mélenchon pour battre Sarkozy dés le premier tour. Ces attitudes stratégiques sont certes présentes mais elles sont minoritaires dans cette masse populaire d’indécis. Désormais il y a une vraie interrogation populaire sur les solutions qu’apporterait un Front de gauche au pouvoir. La majorité prend au sérieux l’élection comme notre réponse politique, cela parce que la situation est justement très sérieuse. Les questions fusent sur le SMIC à 1700€ brut, la hausse des salaires et la possibilité de le réaliser. A chaque fois que j’y réponds j’emporte la conviction autour de moi. Je vous ferai passer sous peu une petite vidéo à ce sujet que vous pourrez répercuter à votre guise. L’appel des petits patrons à voter Mélenchon a aussi beaucoup de succès non seulement auprès des indépendants mais auprès de tous car il montre la faisabilité de notre programme. Il en va de même sur la retraite à 60 ans, sur le salaire maximum ou l’imposition du capital et des riches. Désormais ces questions sont au cœur de la campagne et nos citoyens s’interrogent dessus. Les moments où nous développons méthodiquement le contenu de la planification écologique intéressent particulièrement car cela dessine un modèle économique alternatif en phase avec la situation.

Bref amis et camarades, vous êtes des milliers à lire mon blog et je vous invite à utiliser pleinement ces derniers jours où tout le monde s’éveille aux enjeux de l’élection pour vous adresser fraternellement à TOUTES et TOUS : amis, famille, voisins, collègues de travail, membres de vos associations, listes de votre carnet d’adresse…Ne négligez personne et ne rejetez pas ceux qui avaient eu dans le passé des positions différentes de vous car dans ce domaine tous les jours nous amène des surprises. Fournissez les argumentaires les plus adaptés aux uns et aux autres. Nos rassemblements donnent un sentiment de force qui attire et maintenant il s’agit d’aider au mouvement par des millions de discussions particulières.

Quant à moi je vais y participer systématiquement cette semaine en m’adressant à toutes mes relations, quelles qu’elles soient.

Par ailleurs la semaine sera chargée avec :
Mardi 17 à 18h30 salle Georges Brassens à Sète MEETING Départemental du front de Gauche où je prendrai la parole au nom du PG, aux côté d’Olivier Dartigolles du PCF, d’un représentant de la FASE et de représentants grec et espagnol.
Mercredi 18 à 20h Réunion publique à Grabels salle du centre de loisirs.
Jeudi 19 après midi Participation au colloque de la CNL sur le logement.
Jeudi 19 en soirée présence à La Paillade avec écoute collective du grand meeting parisien.
Vendredi 20 à 19h Salle Guillaume de Nogaret à l’Espace Pitot participation à un débat contradictoire sur la laïcité.

Bref une semaine décisive avec pour enjeu la surprise positive du 22 avril 2012 qui effacera définitivement la mauvaise surprise d’il y a dix ans.

Bon courage à toutes et à tous.

Voter NON à l’austérité programmée dés juin prochain par le traité européen, c’est voter Mélenchon !

Note du 10 avril

Ne croyez pas que ce soit un slogan ; c’est un résultat évident pour quiconque réfléchit et étudie la situation objective de notre pays sans se laisser étourdir par le brouhaha électoral et médiatique.

Les élections présidentielles et législatives vont avoir lieu entre le 22 avril et le 17 juin ; et personne ne vous dit ce qui va se passer le week- end qui suivra le 17 juin ? En effet est convoqué pour cette date le sommet européen où siégera le nouveau président français avec à son ordre du jour la ratification du nouveau traité européen déjà négocié.

Que prévoit ce traité ? La disparition définitive de toute souveraineté budgétaire puisque les budgets nationaux ne pourront plus être adoptés par les parlements de chaque pays sans avoir l’aval des autorités européennes et devront obligatoirement impliquer des réductions massives de dépenses, avec notamment l’intégration de la fumeuse « règle d’or ». Bref nous avions déjà perdu toute souveraineté monétaire en la remettant dans les mains de la BCE, instance non élue mais composée exclusivement de serviteurs des banques et des financiers, et maintenant il en ira de même du budget. Autant dire que les élections ne servent plus à rien si le lendemain de cette élection nous adoptons un texte qui nous condamne à l’austérité obligatoire. Or aucun des deux « grands » candidats ne vous parlent de cette échéance.

Pourtant les milieux d’affaires et les journaux spécialisés y reviennent avec insistance car la spéculation est repartie de plus belle contre l’Espagne, le Portugal et l’Italie avec une montée inquiétante des taux d’intérêt. Banques et marchés financiers commencent à réclamer encore plus d’austérité pour que les peuples payent leur incurie et préservent ainsi leurs profits exorbitants. Ces derniers jours, après une pause en février mars, les puissances financières qui dominent les marchés et dictent leurs lois depuis deux décennies se sont remises en action pour peser de tout leur poids sur les gouvernements : après avoir imposé des gouvernements non élus à la Grèce et à l’Italie dirigés par des technocrates de la finance internationale, ils remettent aujourd’hui le couvert en organisant une formidable pression spéculative sur les pays les plus faibles de la zone Euro. Fidèles serviteurs des marchés, les dirigeants européens préparent avec soin les plans d’austérité. Les élections ont eu lieu en Espagne et maintenant les « marchés » exigent du gouvernement espagnol qu’il aille encore plus loin dans l’austérité, la baisse des salaires et des pensions, le démantèlement de toute protection sur le marché du travail….et les Espagnols sont sortis la semaine dernière par millions dans les rues pour le refuser.

La perspective des plans d’austérité dés le lendemain des élections doit être replacée au centre du débat électoral de ces 15 derniers jours de campagne. Nicolas Sarkozy multiplie les gadgets électoraux pour éviter soigneusement d’en parler mais faut il rappeler que c’est lui qui a élaboré ce traité et il s’est engagé à le mettre en œuvre. Première conclusion : si nous ne voulons pas de cette austérité commençons par chasser celui qui l’a programmée. De son côté Bayrou a déclaré son accord total avec ce traité ; quant à Le Pen elle n’en parle pas, toute occupée à accuser l’immigration de tous les maux (chassez le naturel xénophobe par la porte il revient en force par la fenêtre !).

Quant au candidat socialiste François Hollande qu’a-t-il dit ? Il a tardivement pris l’engagement de « renégocier le traité » ? Mais qu’est ce que cela veut dire précisément ? Quand on le lui demande, à lui ou à ses lieutenants, il répond que cela consistera en une déclaration annexe au traité qui proclamerait la nécessité de la croissance et de l’emploi ; bref de belles paroles permettant de faire avaler les mesures bien concrètes d’austérité. Un tel « engagement » ne saurait suffire.

Il y a un seul moyen de garantir un rejet pur et simple du plan « austéritaire » européen c’est le bulletin de vote Mélenchon !

Voilà pourquoi nous retrouvons dans cette campagne les mêmes éléments que la campagne pour le Non en 2005 au TCE : argumentation précise partagée par le grand nombre, initiatives de terrain créant une vraie dynamique populaire, rassemblement de toutes les composantes de gauche qui veulent rester fidèles à l’idéal de gauche et qui font passer au second plan leurs divergences, implication des jeunes et des quartiers populaires, enthousiasme et bonne humeur dans la mobilisation des uns et des autres….

Amis et camarades, continuez votre travail de fourmi auprès de tout ce qui vous sont proches, continuez votre travail de taupe dans tous les rouages de la vie sociale, et le 22 avril sera le premier jaillissement de la révolution citoyenne. Le vote Mélenchon le plus élevé possible c’est à la fois notre meilleure protection et le point de départ pour une autre politique en France et en Europe.

Et commençons par donner le samedi 14 la plus formidable démonstration de force dans les rues de Marseille !

Au nom de tous mes engagements ininterrompus depuis mon adolescence pour l’émancipation humaine, je ressens aujourd’hui dans tout mon être, quasi physiquement, l’importance cruciale de notre rendez vous avec l’histoire ce dimanche 22 avril.

René REVOL

PS : Des amis m’écrivent pour me demander de m’exprimer sur ma candidature aux législatives dans la 2ème circonscription et expriment leur impatience d’y participer. Amis, je vous réponds que l’essentiel aujourd’hui est d’assurer le meilleur score à Mélenchon et de répondre à cette montée d’une véritable insurrection civique dans les urnes. Notre victoire au présidentielle conditionne tout le reste. Ne faites pas comme tous ces arrivistes et professionnels qui ne pensent qu’à leur élection personnelle. Au diable les ambitions mesquines et locales de tous ceux qui se présentent ici en ne pensant qu’à l’élection …municipale de 2014 ! La double tâche de l’heure c’est d’une part d’assurer la défaite de la droite et de l’extrême droite et d’autre part que le Front de gauche prenne le pas dans la gauche pour que nous ayons le changement véritable dont notre peuple aura besoin.