RESPECT !

Note du 16 mars 2015

C’est le court et magnifique slogan de la coalition qui rassemble dans l’Isère Europe Ecologie les Verts, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, des associations citoyennes, quelques communistes et ex socialistes. Après avoir remporté Grenoble en devançant nettement le PS, l’UMP et le FN, cette belle coalition progressiste  présente des candidats dans 23 cantons sur 29. Elle se fixe l’objectif d’être en tête de la gauche. Quel que soit le résultat, le fait que l’expérience grenobloise se poursuive à l’échelle du département est en soi facteur d’espoir dans un contexte national particulièrement sombre. Alors que le PS et son gouvernement annoncent qu’ils ne changeront rien à leur politique d’austérité, alors que Sarkozy et l’UMP/UDI nous promettent la même politique en pire, alors que des millions d’électeurs de gauche s’apprêtent à voter avec leurs pieds en s’abstenant (dans mes rencontres chez les habitants cette semaine, c’est le cas de prés d’un sur deux), alors que le FN peut attendre, d’une moindre démobilisation de son électorat, mécaniquement des victoires, nous sommes confrontés à un contexte politique difficile. Il ne servirait à rien pour autant de s’agiter et de paniquer, il faut préparer l’avenir, manifester l’existence d’une gauche alternative au PS moribond, comme l’ont fait Syriza et Podemos. C’est le sens des listes RESPECT en Isère.

Dans notre région des signaux vont dans le même sens. Ainsi dans les politiques, à l’échelle départementale, des listes EELV/PG/société civile concurrencent un PS en plein doute. Dans ce département nous regrettons que les élus PCF sortants aient acceptés le déshonneur d’une alliance avec le PS austéritaire pour éviter la déroute ; avec le déshonneur ils pourraient bien récolter la déroute ! Dans l’Hérault, la décomposition socialiste est à son comble, suite notamment à la perte de Montpellier au profit du dissident socialiste Saurel. La droite est aussi dans un mauvais état aggravé par la perte de la deuxième ville du département au profit de l’extrême droite. Quant au Front de gauche il faut bien constater la quasi disparition de toute autorité départementale, laissant place à des positionnements locaux contradictoires.

Dans ce champ de ruines il faut saluer les réalisations de rassemblement du Front de Gauche et des écologistes comme c’est le cas sur le canton 2 de Montpellier (Nicolas DUBOURG – Muriel RESSIGUIER) ou sur le canton de Pignan (Serge DESSEIGNE- Anne TITAUT-GROLLEAU). Il est regrettable, sur le canton 1 de Montpellier où le potentiel électoral EELV/FDG dépasse celui du PS, que les responsables verts locaux se soient ralliés à des socialistes en déroute, obligeant le Front de Gauche à porter seul la perspective de l’alternative (avec le binôme Isabelle CABECA – Joël VEZINHET). Dans le canton de Clermont l’Hérault, une belle candidature Verts/PG (Jean COUPIAC- Myriam HUBERT) est porteuse d’espoir malgré le sectarisme du PCF local qui a refusé l’union et maintenu un candidat.

Bref nous allons tout faire cette dernière semaine pour que ces positions d’avenir soient les plus fortes possibles. Après la prise de position remarquée de Cécile Duflot pour un nouveau rassemblement progressiste concurrent du PS, les signaux porteurs d’avenir se multiplient ; il faudra les faire fructifier malgré la catastrophe électorale annoncée.

Et pourquoi pas des listes RESPECT aux prochaines régionales ?

René REVOL

La brèche est ouverte dans le mur européen de l’austérité

Note du 26 janvier 2015

Ce dimanche 25 janvier le choix du peuple grec est sans appel : exerçant sa pleine souveraineté, il a mis largement en tête Syriza et fait largement minoritaire les partis qui ont mis en œuvre l’austérité dictée par la troïka (FMI, BCE, Commission européenne). La décision du suffrage universel du peuple grec s’impose à tous, à commencer aux autres gouvernements européens.

Une voie nouvelle s’ouvre en Europe !

Gouvernants Ne touchez pas à la Grèce ! Respectez la volonté de son peuple !

Exigeons que soit largement effacée la dette publique grecque, dette indue car liée aux taux d’intérêt astronomiques imposés par les grandes banques internationales et les agences de notation.

Défendons dans tous les pays européens la même politique que Syriza : protéger les plus pauvres, soutenir la consommation populaire et les investissements utiles, restaurer les services publics et la sécurité sociale, contrôler le secteur financier et faire peser le poids de l’impôt sur les plus riches. Une brèche s’est ouverte dans le mur européen de l’austérité ; une autre Europe est possible.

En Grèce l’opportunisme du Parti Socialiste (PASOK) qui a soutenu et imposé les mesures d’austérité a été largement sanctionné avec un score inférieur à 5%. Le sectarisme du parti Communiste (KKE) qui a refusé l’alliance avec Syriza a été sanctionné par les électeurs.

En France comme en Grèce l’alternative passe par l’union de la gauche anti austérité et des écologistes. Souhaitons que le Front de gauche et Europe Ecologie Les Verts sauront surmonter les sectarismes pour fournir lors des prochaines échéances électorales une offre électorale unifiée. A nous tous, ici et maintenant, de démontrer qu’une alternative est possible !

René REVOL

Implication citoyenne et alternative politique

Note du 22 décembre 2014

Je ressens vivement chaque jour une contradiction majeure dans mon action publique. Je profite de ce moment de pause des fêtes de fin d’année pour partager avec vous quelques réflexions sur ce sujet.

Contrairement au discours dominant des chroniqueurs qui parlent sous le mode de l’évidence  se dispensant ainsi d’apporter les preuves de leurs allégations – d’une tendance lourde de la droitisation de la société marquée par une demande d’un pouvoir autoritaire et le reflux des mobilisations sociales et citoyennes reflétant une passivité individualiste de nos concitoyens, je constate sur le terrain une toute autre situation. Les mobilisations sociales par entreprises sont plus nombreuses en 2014 que les années précédentes ; les mobilisations citoyennes de masse ne manquent pas à l’image dans notre région de la mobilisation contre le barrage de Sivens. A l’échelon municipal, je constate comme maire une forte disponibilité des citoyens dont la mobilisation a d’ailleurs  permis à notre liste municipale de gagner nettement contre l’hostilité des partis de droite et de gauche (à de rares exceptions, dont le PG bien entendu). Sur des sujets précis qui font sens pour les habitants ceux-ci répondent présents : ce fut le cas lorsqu’on a organisé en 2013 un référendum sur l’eau ou quand il s’agit de se mobiliser contre un projet routier qui va détruire notre paysage et menacer la santé comme les ressources en eau. Cette disponibilité citoyenne j’ai pu la voir à l’œuvre quand il a fallu faire face aux inondations catastrophiques qui ont frappé mon village cet automne : l’engagement solidaire fut massif et exemplaire. Mais les choses vont plus loin puisque les habitants se mobilisent avec nous pour que les ouvrages de protection soient faits envers et contre les coupes budgétaires de l’austérité et interviennent contre les projets de promoteurs qui veulent bétonner les zones inondées (Note 1).

Bref la disponibilité pour l’implication citoyenne est là. Mais force est de constater qu’elle ne reste puissante que sur des enjeux locaux ; elle est beaucoup plus laborieuse sur des enjeux politiques et sociaux nationaux. On l’a par exemple vérifié dans la mobilisation politico-sociale contre l’austérité budgétaire ; l’appel des 3 A était unitaire et clair ; les citoyens contactés l’approuvaient mais ils se sont peu déplacés. Est-ce que cela signifie que le peuple aurait un défaut de conscience politique et sociale et qu’il ne saisirait plus les enjeux globaux ? Certes le bourrage de crâne médiatique lié au déclin de la socialisation politique des grandes organisations n’est pas sans effet. On n’en constate pas moins toujours le même intérêt aux grandes questions politiques sociales été environnementales ; cet intérêt se mesure particulièrement sur le net et les réseaux sociaux comme dans les conversations de « sociabilité rapprochée » comme le disent les sociologues qui étudient les relations entre collègues, voisins, amis ou parents. La France reste un pays « politique » où les grandes questions centrales sont suivies par les citoyens.

Ce qui a changé c’est que le peuple a le sentiment de ne plus avoir aucune prise sur le global ; à la différence du local où ils ont l’intuition de pouvoir modifier le cours des choses.

Ce renoncement sur le global se nourrit d’un fait largement partagé par le grand nombre, bien au-delà des électeurs de gauche : le sentiment d’avoir été trahi par François Hollande ; il s’est fait élire contre la finance et il s’est immédiatement soumis à elle. Cela ne fait d’ailleurs guère discussion chez les analystes sérieux de l’opinion publique qui soulignent qu’on est bien au-delà des « déceptions » qu’avaient générées Mitterrand ou Jospin. La brisure est profonde et les socialistes risquent bien d’en boire la coupe électorale jusqu’à la lie ; quant au reste de la gauche elle serait emportée avec eux si elle n’arrivait pas à incarner une nouvelle voie.

Je suis intimement convaincu qu’implication citoyenne et alternative politique sont intimement liées. Si on veut que les citoyens ne restent mobilisés que sur les seules questions locales et que le mouvement social et civique prenne confiance en lui, il est indispensable que se construise une alternative politique crédible à moyen terme. On le voit bien sur la mobilisation pour la 6ème République. D’un côté la pétition en ligne a connu un succès considérable avec bientôt 100 000 signatures, ce qui prouve bien que nos concitoyens se passionnent toujours autant pour les enjeux centraux (et quoi de plus central que la question du régime politique) ; mais force est de voir que les ateliers constituants et rassemblements sur ce thème restent modestes au vu de l’ampleur de la pétition. Car l’implication citoyenne pour la 6R a besoin elle aussi d’une perspective politique crédible.

Or cette alternative politique à gauche en France tarde à se matérialiser, contrairement à l’Espagne et la Grèce. La situation politique entre la France et ces deux pays diffère profondément. Dans ceux-ci où la droite est au pouvoir et assume la mise en œuvre d’une austérité drastique,  les gens veulent en finir avec cette politique ; ils ne se tournent ni du côté du Pasok ni de celui du PSOE car tous se souviennent que ce sont les socialistes qui ont initié ces politiques d’austérité. La perspective que Podemos et Syriza gouvernent est devenue crédible à court terme et cela nourrit naturellement la mobilisation citoyenne. En France il s’agit de renverser la « gauche » libérale par la gauche radicale, c’est naturellement bien plus difficile. Avec en embuscade un FN qui mobilise 25% des électeurs qui se déplacent aux urnes ; ce qui fait du FN une alternative politique à droite crédible.

A cela s’ajoute la division et les hésitations de l’autre gauche française. EELV était au gouvernement il y a un an et le PCF a fortement entamé sa crédibilité dans son autonomie vis-à-vis du PS lors des municipales. Certes depuis, une évolution de ces deux partis semble en cours mais on est encore loin du but. Un rassemblement du Front de Gauche et d’EELV voire de socialistes en rupture sans oublier Nouvelle Donne et d’autres opposants de gauche serait de nature à ouvrir la voie à une alternative à gauche. Toute nouvelle pierre posée dans cette entreprise sera une bonne nouvelle et doit être soutenue mais une condition est aussi indispensable : que cette coalition de gauche indépendante du social libéralisme ouvre largement ses portes à l’implication populaire et citoyenne pour que le peuple impose sa volonté. La bataille n’est pas jouée et le chemin est escarpé, mais il n’y a pas d’autres voies. Une telle stratégie qui unifie implication citoyenne et alternative politique implique plein de choses : la façon d’aborder les échéances électorales à venir, les modalités et les objets des luttes sociales et civiques, la nature de l’engagement des élus….

On aura l’occasion d’en reparler…l’année prochaine. Bonne fin d’année à tous

René REVOL

Note 1 : A ce sujet, alors que je suis engagé dans un rude combat contre un promoteur qui veut bétonner les bords de la rivière qui a dévasté mon village dans la nuit des 6/7 octobre. Pour arriver à ses fins il n’hésite pas à me diffamer (comme la justice l’a reconnu en le condamnant), il est intéressant de voir certains soutenir indirectement ce promoteur contre moi à travers des « blogs poubelles » et autres commentaires malveillants et mensongers  de ceux qui aux dernières élections municipales dans ma commune ont été balayés par le suffrage universel. Tout cela a pour but de m’impressionner pour me faire céder. Ils me connaissent mal.

Le 21 puis le 23 et enfin le 25 mai !

 Note du 19  mai 2014

Dans la semaine qui s’annonce nous avons trois rendez vous majeur :

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Mercredi 21 mai :
avec le grand meeting régional du Front de gauche pour les élections européennes avec la participation de Jean-Luc MELENCHON. Donc Tous au Zénith mercredi 21 mai à 20h !

 

Vendredi 23 mai : je vous appelle à participer à la grande manifestation d’élus et de citoyens contre la réforme territoriale de Hollande Valls qui se déroulera devant la Préfecture de l’Hérault à 17h à Montpellier.
(rendez-vous au Peyrou à 17h où nous aurons notre banderole)

Et enfin dimanche 25 mai pour les élections européennes à un seul tour ; le score du Front de gauche doit être le plus élevé possible pour ouvrir l’alternative à gauche face à la déroute annoncée du PS.
Comme j’ai participé à plusieurs réunions publiques, à des diffusions de tracts et à des rencontres avec des citoyens, je voudrai aborder quelques points abordés et discutés.

D’abord un sujet qui commence à percer et dont les gens commencent à s’approprier, celui du marché transatlantique et de ses conséquences. Le travail d’explicitation avance bien. Dans ma bonne commune de Grabels le comité local du PG a organisé une réunion publique sur ce thème avec une bonne soixantaine de présents, animée par Muriel RESSIGUIER candidate sur la liste européenne du grand sud ouest conduite par Jean-Luc MELENCHON. Je vous invite à largement communiquer dans vos réseaux le remarquable document élaboré sur ce sujet par Raoul Marc JENNAR qui se dépense sans compter pour faire son travail d’éveil des consciences. Je suis fier d’être membre du même parti que cet intellectuel engagé précis et rigoureux. Vous trouverez son argumentation ici. Je ne reviens pas donc sur ce thème désormais bien connu. J’ai par ailleurs constaté dans mes rencontres avec la population qu’un autre sujet, connu de la population, provoquait de vives réactions : la question des travailleurs étrangers détachés. Si on les rencontre de plus en plus sur nos chantiers, c’est comme vous le savez parce qu’ils coutent bien moins chers, car assujettis aux charges sociales du pays d’origine. Des officines (souvent basées juridiquement à Chypre) recrutent et placent des salariés dans toute l’Europe, réalisant au passage de belles marges bénéficiaires. Cette « traite » a un double avantage pour les capitalistes : d’une part faire baisser le coût du travail par la mise en concurrence et le nivellement par le bas du niveau de salaire ; d’autre part de diviser les salariés des différents pays, quitte à nourrir la xénophobie. Ce sujet scandalise de plus en plus nos concitoyens.

Je veux à présent souligner quel est l’axe stratégique de la campagne du Front de Gauche : pour une désobéissance civique à grande échelle. La gauche a eu pour thème  il ya dix ans de mener campagne pour changer l’Europe pour la rendre plus sociale, plus démocratique et plus écologique… Ce discours n’a plus aucune crédibilité tant il apparaît qu’il n’y a chez ceux, sociaux démocrates ou libéraux conservateurs, en responsabilité à la Commission ou au Parlement, non seulement pas l’ombre d’une évolution quant à leur politique, mais une dérive austéritaire sans borne. Qui peut croire les mêmes quand ils promettent qu’en votant pour eux l’Europe deviendra plus sociale ? Il ya dans la population une profonde défiance vis-à-vis du discours « réformiste » européen. C’est pourquoi le Front de Gauche mène campagne non pour « changer l’Europe » mais pour ROMPRE avec la construction européenne en place, afin d’ouvrir la voie à une autre construction, de solidarité entre les peuples européens. Comment mettre en place la stratégie de cette rupture ? En prônant la désobéissance nationale avec les directives européennes ; en traçant la perspective que la France puisse désobéir et ouvrir ainsi la voie aux autres peuples. Aujourd’hui le pacte de responsabilité et le plan de 50 milliards d’économies découlent directement de l’exigence de la Commission que la France retourne aux 3% de déficit d’ici 2017. Or cette exigence de la Commission procède directement du traité Merkel/Sarkozy.  Hollande, qui ne l’a pas renégocié comme il l’avait promis, l’applique avec le plus grand zèle. Ce plan de destruction des acquis sociaux, pour de gros cadeaux financiers au patronat sur le dos des retraités et des minima sociaux, provoque l’hostilité populaire et la mobilisation sociale. Les élections européennes, qui s’inscrivent désormais dans le contexte de cette mobilisation sociale,  ouvre la possibilité d’une issue politique : que la France refuse le diktat de la Commission et désobéisse au traité. Cette stratégie de rupture est proposée dans de très nombreux pays européens aux électeurs. Le résultat des européennes sera en France un élément important de la construction d’un rapport de force contre le plan d’austérité. Battons campagne au nom d’une désobéissance civique de masse ! N’oublions pas que l’UE n’est régie que par des traités entre ses Etats membres et qu’elle n’est soumise  à aucun « Etat européen ». Ne s’y applique donc pas la contrainte d’un État qui disposerait du « monopole de la violence légitime » (pour reprendre la définition de l’État de Max Weber). La discipline européenne réside dans la soumission volontaire de chaque État membre. Un pays peut donc décider de rompre partiellement ou totalement cette discipline et ouvrir ainsi une perspective aux autres peuples. La tension à laquelle la politique austéritaire et les institutions européennes soumettent les peuples d’Europe mènent à un point de rupture inévitable, sans qu’on sache aujourd’hui où quand et comment cela se produira. Notre responsabilité est de renforcer la construction d’une alternative pour qu’elle assume ses responsabilités dans cette crise inévitable.

J’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine note sur le combat contre la réforme territoriale ce qui n’est pas sans rapport avec les enjeux européens :

En attendant rendez-vous le 21, le 23 et le 25 mai !

René REVOL

« Nul besoin de faire la sérénade devant les fenêtres du PS » – Lettre à Nicolas GARCIA, secrétaire départemental du PCF dans les Pyrénées Orientales.

Lettre à Nicolas GARCIA, secrétaire départemental du PCF dans les Pyrénées Orientales.

Cher Nicolas,

Je me permets de répondre à la note récente de ton blog où tu mets en cause le Parti de Gauche et où tu me cites. Je le fais car nous avons souvent combattu ensemble côte à côte depuis 2005 et la campagne pour le NON au TCE et j’ai beaucoup de respect pour ton action tant au Front de gauche dans les Pyrénées Orientales qu’en tant que Maire d’Elne. A chaque fois que tu m’as invité pour animer une réunion publique ou partager une action j’ai répondu présent ; en 2010 quand il a fallu défendre l’honneur de la gauche face à Georges Frêche, tu as refusé de suivre Gayssot et autres opportunistes et tu t’es engagé pour la liste du Front de Gauche que je conduisais ; lorsque tu nous as demandé que Jean-Luc Mélenchon soit présent à la Fête du travailleur Catalan, celui-ci a toujours répondu présent. Si cette critique du Parti de Gauche était le fait du secrétaire départemental du 34 je ne perdrais pas mon temps à lui répondre car depuis le début il a toujours manifesté son hostilité au Front de gauche, ce qui est normal pour un élu qui s’est toujours plié aux volontés de Frêche et de ses successeurs (il fut même le seul responsable du PCF à refuser de venir au meeting de campagne de Mélenchon à Montpellier où nous étions 10 000 !) mais venant de toi avec qui j’ai partagé tant de combats communs, tu comprendras que je prenne le temps de répondre à ta mise en cause en espérant te convaincre, d’autant que tes informations sont fausses.

Tu affirmes que le PG est contre toute présence commune avec des socialistes sur des listes municipales dès le premier tour dans toutes les villes. Cela est faux. Je te précise donc la position du PG. Dans les grandes villes de plus de 20 000 habitants il nous paraît indispensable que le Front de gauche se présente sur des listes autonomes du parti socialiste car il faut permettre aux électeurs de voter à gauche contre l’austérité que met en œuvre le gouvernement Hollande-Ayrault. Ce dernier vient de décider de mettre au régime sec les collectivités locales en baissant massivement la Dotation 2014 ; comment pourrions nous être sur les mêmes listes que ceux qui approuvent cette cure libérale et que vaudront leurs promesses puisqu’ils mettront en œuvre cette austérité locale programmée? Naturellement si un élu socialiste rompait avec cette logique libérale nous pourrions nous rassembler ; nous n’excluons pas cette hypothèse quand on voit le début d’une vague de démissions qui se profile, mais ce n’est le cas d’aucun candidat PS actuellement dans les grandes villes et pour le PCF à Paris comme à Perpignan ou Montpellier se compromettre sur une liste PS c’est le plus sûr moyen de partager le rejet populaire qui grandit dans le pays et ainsi laisser le champ libre au FN qui apparaîtrait comme la seule alternative. Ce serait catastrophique et c’est bien pour cela que dans la grande majorité des villes les communistes votent massivement dans leur consultation interne pour des listes Front de Gauche autonomes.

Quant aux villes de moins de 20 000 habitants la mise en œuvre de politiques municipales en rupture avec l’austérité peut parfaitement se faire en rassemblant toute la gauche authentique d’une ville ou d’un village et parmi eux il ne manque pas de socialistes de terrain qui nous suivront ! Tu me fais l’honneur de parler de la ville de Grabels qui avec ses 6500 habitants est membre de l’Agglomération de Montpellier. Laisse moi d’abord te rappeler que quand j’ai été élu en 2008 c’est CONTRE Georges Frêche et Robert Navarro (1er fédéral PS) qui avaient appelé à voter pour une autre liste ! Ensuite tu parles d’un élu « centriste » ; tu fais certainement allusion à un élu qui se disait « centre gauche et admirateur de DSK » et je t’informe qu’il a quitté notre liste au début du mandat et qu’il a depuis inondé le net de critiques virulentes contre notre politique. Son écho est faible puisqu’il est parti seul, toute la liste étant resté solidaire. Sur les 22 colistiers 6 sont au PG (le PCF n’existe pas chez nous) et 5 sont au PS et les 11 autres sont non encartés. Nos actions ont été soumises à tous et approuvées. Le bilan est là :
1- Refus de l’austérité avec un plan d’investissements massifs (3M€ par an en moyenne soit le triple des communes identiques) et municipalisation de la crèche et du centre de loisirs faisant passer le personnel de 60 en 2008 à 101 en 2013 ;
2- Mise en place de circuits courts avec un marché local et une réinstallation d‘agriculteurs, base d’une politique de relocalisation des activités à l’opposé de la stratégie frêchiste (devenue depuis la doxa du PS et du gouvernement) des pôles privés de compétitivité ;
3- Politique massive de logements sociaux les faisant passer en 5 ans de 108 à 400 !
4- Prise de position claire et nette pour refuser la métropole ;
5- Pour la gestion publique de l’eau contre la DSP à VEOLIA défendue par le Président PS de l’agglomération et candidat socialiste à la mairie de Montpellier et cette décision soumise à un référendum municipal qui a obtenu 95% des voix pour la régie publique….Et je pourrais ainsi aligner d’autres exemples.
Je suis certain qu’un tel programme et une telle action ne peuvent qu’entraîner la majorité de la base socialiste que nous rencontrons dans nos villages et nos quartiers. Je sais que ton action à Elne va dans le même sens et depuis bien longtemps. Alors nul besoin de faire la sérénade devant les fenêtres du PS pour faire triompher localement une politique de gauche.

Et ainsi ensemble nous pourrons porter haut et clair les couleurs d’une gauche qui n’est pas libérale et que le front de gauche peut rassembler , non seulement aux municipales mais aussi deux mois après aux élections européennes dans le grand sud ouest derrière Jean-Luc Mélenchon ou encore aux élections régionales en Languedoc Roussillon en mars 2015 où nous devrons porter une alternative à gauche à la gestion socio-libérale des Bourquin et consorts.

En espérant que nos débats seront constructifs et nous permettront de faire vivre le Front de gauche partout dans notre région.

Fraternellement,

René REVOL

Touche pas à mon intermittente !

Sommes-nous dans une démocratie et un Etat de droit quand on voit ce qui se passe dans les médias, Sophie Tissier l’intermittente de D8 placardisée pour être intervenue à l’antenne sur ses conditions de travail lors du passage de Jean-Luc Mélenchon en juin dernier,  lance une pétition qui a déjà récolté plus de 10 000 signatures.

Vous trouverez le lien de la pétition en cliquant ici !

Signez en masse !

René REVOL

Retraites et Révolution citoyenne !

Au lieu d’une note écrite, je vous invite à regarder mon passage dans l’émission « La voix est libre », sur France 3 Languedoc Roussillon du samedi 14 septembre, en cliquant ici.

Dans les 25 minutes de cette émission, j’ai pu exprimer l’opinion du Parti de gauche notamment sur la contre-réforme des retraites où pour la première fois un gouvernement de « gauche » entérine et aggrave les mesures adoptées par la droite en 1993, 2003 et 2010.

Je vous invite aussi à participer aux deux rendez-vous politiques locaux à la fin de cette semaine où nous accueillons notamment Alexis CORBIERES, secrétaire national du PG, Maire Adjoint du 11ème arrondissement de Paris.

Vendredi 20 septembre à 19h30 dans la salle du Café de l’Esplanade à Montpellier

Débat autour du thème « Assumer le combat contre le Front National ».
Le débat est organisé par le Front de gauche de Montpellier à l’initiative du PG et sera animé par Muriel Ressiguier, porte-parole montpelliéraine du PG. Alexis CORBIERES est un spécialiste de ces questions notamment avec son ouvrage sur le FN «  Vote FN pourquoi ? ».

Samedi  21 septembre, je vous invite à la 14ème édition de la Fête de la République à Grabels (dans la cour des anciennes écoles) à partir de 12h pour un banquet républicain où notre invité d’honneur cette année est justement Alexis CORBIERES où il nous parlera de l’expérience sud-américaine et plus particulièrement de la mise en œuvre de la Révolution Citoyenne.

Pensez à vous inscrire pour le repas de 12h30 (tarif de 15 euros et 8 euros pour les étudiants et les chômeurs) auprès de l’association pour la fête de la République par mail : feterepublique34790@yahoo.fr ou par téléphone : 06 22 37 14 94.

René Revol.