La révolution s’installe le week-end prochain à Grabels !

Note de blog 20 septembre 2016

Samedi 24 septembre se tiendra la 17ème édition de la Fête de la République, initiée en 2000 par une association qui entend célébrer la naissance de la République en septembre 1792 et en montrer toute son actualité dans notre société. Pérennisée depuis 17 ans cette initiative répond à un réel besoin politique.

Avant de vous détailler les manifestations qui auront lieu du vendredi 23 au samedi 24 au soir, permettez-moi de soulignez l’importance du thème du débat choisi cette année. Cette édition sera consacrée aux droits de l’homme et du citoyen dans toutes ses dimensions. Un choix délibéré alors même que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 est aujourd’hui vivement attaquée sur deux fronts :

– D’une part certains des tenants d’un nouvel ordre libéral sécuritaire et moral défendent de plus en plus l’idée qu’il faut suspendre les droits de l’homme au nom de la sécurité. Cette position, ouvertement défendue par certains candidats à la primaire de droite (et avec laquelle flirte souvent le premier ministre lui-même), doit être combattue avec la plus extrême fermeté. Depuis les philosophes des lumières nous savons qu’il est impossible de séparer liberté et sécurité sans prendre le risque de sombrer dans des régimes despotiques. C’est l’un des points que nous allons approfondir dans les débats de ce week-end.

-D’autre part les droits de l’homme et du citoyen sont attaqués par ceux qui prétendent qu’il ne s’agit à travers ces droits que de défendre des valeurs occidentales, qu’ils seraient une couverture du colonialisme et de l’impérialisme. Cette position parfois défendue par des hommes et femmes de gauche, assimile les droits de l’homme et du citoyen à de simples faits culturels, liés à une société ou historiquement situés. Comme si les droits de l’homme et du citoyen ne participaient pas du mouvement universel par lequel l’humanité cherche depuis l’origine à s’émanciper de l’oppression et à devenir maitre de son destin. Les formes, les mots, les contextes historiques peuvent varier, mais c’est le même processus principiel qui est à l’œuvre. L’une des qualités des droits de l’homme et du citoyen d’aout 1789 est, sans relever pour autant d’un texte parfait, d’être l’une des formes les plus aboutis de ce processus universel. Ce n’est nullement par hasard si, au sortir de la résistance, il a été intégré au préambule de la constitution où il figure toujours.

Devant et face à ces remises en cause il apparait utile de se mobiliser pour souligner l’actualité et l’importance des droits de l’homme et du citoyen dans notre société, aujourd’hui et maintenant. La défense des libertés publiques, la défense des acquis sociaux, la promotion de nouveaux droits sociaux, la formulation de nouveaux droits à l’environnement, autant de sujets qui peuvent justifier la révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux. Voilà l’un des enjeux de ce week-end à Grabels, riche de diverses manifestations dont en voici le détail du programme.

VENDREDI 23 septembre à 18h30,

Cour Charles Flottes, derrière l’ancienne mairie, la Compagnie internationale alligator (CIA) organise un apéritif citoyen suivi d’un débat sur les droits de l’homme et du citoyen et les acquis de la Révolution française.

Soirée animée par la CIA avec la participation d’Emmanuelle REUNGOAT, Maitre de Conférence en sciences politiques à l’Université de Montpellier.

SAMEDI 24 septembre COUR DES ANCIENNES ECOLES

12H – Vin d’honneur municipal

13H – Repas républicain

Tarif 13 euros et 10 euros pour les enfants, étudiants et demandeurs d’emploi
Inscription : feterepublique34790@yahoo.fr ou 06 22 37 14 9418H – Venez nombreux au spectacle de rue de la CIA: 1789 secondes – Entrée libre – rendez-vous dans le centre ancien de Grabels.

« Une rue pour un arène, un terrain de jeu. Les évènements de l’époque révolutionnaire sont mis en scène et en résonnance avec les évènements d’aujourd’hui.

15H – Débat avec Serge RAGAZZACCI, responsable syndical : quels droits économiques et sociaux dans une 6ème République ?

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Samedi 24 septembre – Journée de la transition – Espace Communal de la Valsière – organisé par l’association Grabels en transition.

Pour plus d’informations sur le programme de la journée, cliquez ici.

René Revol

 

 

Face à la crise politique, Pour la 6ème République, Rendez-vous à GRABELS Samedi 27 septembre !

Note du 22 septembre 2008

Un nouveau gouvernement Valls / Hollande qui ne dispose plus de la majorité au parlement et qui peut quand même se maintenir pour poursuivre une politique de régression sociale rejetée par le pays ! Dans aucun autre pays de l’Union Européenne cela ne serait possible ; nos institutions révèlent ainsi leur caractère autoritaire et anti démocratique.

L’heure est venue de combattre ce gouvernement non seulement pour sa politique économique et sociale chaque jour plus soumise au Medef et aux dogmes libéraux au pouvoir à Bruxelles, mais parce que sa légitimité même est en cause. Un vide s’ouvre où tout est possible.

Dans ce contexte la responsabilité des progressistes n’est pas aux atermoiements car il s’agit d’ouvrir une perspective pour notre peuple.

C’est le sens de la campagne lancée pour une 6ème République avec plus de 20 000 signatures en quelques jours sur le site dédié. Dans notre région, la campagne commencera ce samedi 27 septembre à Grabels, dans le cadre de la traditionnelle fête de la République qui accueillera Raquel Garrido, coordinatrice nationale de cette campagne pour le compte du parti de gauche. Je vous appelle à venir nombreux ce samedi pour lancer ensemble cet appel dans toute la région.

Vous trouverez en cliquant ici le programme détaillé de cette fête. C’est ce même combat que nous menons en nous présentant aux élections sénatoriales du 28 septembre avec la liste citoyenne pour une autre République, démocratique, écologique, sociale et laïque. Malgré le caractère singulier de cette élection où la liste électorale est réduite dans le département à 2347 grands électeurs (!), notre appel rencontre un réel écho auprès des élus de terrain qui subissent de plein fouet les conséquences de la politique d’austérité et de la reforme territoriale. Vous pouvez télécharger la profession de foi de notre liste en cliquant ici. Elle est conçue comme un manifeste fondateur et s’adresse à toutes les forces progressistes bien au-delà des grands électeurs concernés pour qu’un vraie gauche se rassemble en rupture avec le gouvernement Hollande / Valls.

C’est le même combat que nous menons contre la réforme territoriale qui détricote la République. Le comble a été atteint cette semaine avec l’annonce des élections départementales en mars prochain. On décide ainsi de fixer la date d’une élection à peine six mois avant, d’y convoquer les citoyens sur un mode de scrutin inédit, avec des circonscriptions territoriales nouvelles pour une assemblée appelée à disparaître ! On voudrait obtenir une abstention record de 80%,  on ne ferait pas mieux. Ce mépris des électeurs n’a pas d’autre but que de décrédibiliser le département pour mieux le supprimer. Cela rentre dans le projet de méga régions et de grandes métropoles qui éloignent encore plus le citoyen des lieux de décision. Cela passe à Montpellier par la mise en place de la Métropole. Je m’y oppose fermement et j’appelle les conseils municipaux à voter contre.

En espérant votre soutien dans tous ces combats et notamment samedi à Grabels pour lancer la campagne pour la 6ème République.

René REVOL

Retraites et Révolution citoyenne !

Au lieu d’une note écrite, je vous invite à regarder mon passage dans l’émission « La voix est libre », sur France 3 Languedoc Roussillon du samedi 14 septembre, en cliquant ici.

Dans les 25 minutes de cette émission, j’ai pu exprimer l’opinion du Parti de gauche notamment sur la contre-réforme des retraites où pour la première fois un gouvernement de « gauche » entérine et aggrave les mesures adoptées par la droite en 1993, 2003 et 2010.

Je vous invite aussi à participer aux deux rendez-vous politiques locaux à la fin de cette semaine où nous accueillons notamment Alexis CORBIERES, secrétaire national du PG, Maire Adjoint du 11ème arrondissement de Paris.

Vendredi 20 septembre à 19h30 dans la salle du Café de l’Esplanade à Montpellier

Débat autour du thème « Assumer le combat contre le Front National ».
Le débat est organisé par le Front de gauche de Montpellier à l’initiative du PG et sera animé par Muriel Ressiguier, porte-parole montpelliéraine du PG. Alexis CORBIERES est un spécialiste de ces questions notamment avec son ouvrage sur le FN «  Vote FN pourquoi ? ».

Samedi  21 septembre, je vous invite à la 14ème édition de la Fête de la République à Grabels (dans la cour des anciennes écoles) à partir de 12h pour un banquet républicain où notre invité d’honneur cette année est justement Alexis CORBIERES où il nous parlera de l’expérience sud-américaine et plus particulièrement de la mise en œuvre de la Révolution Citoyenne.

Pensez à vous inscrire pour le repas de 12h30 (tarif de 15 euros et 8 euros pour les étudiants et les chômeurs) auprès de l’association pour la fête de la République par mail : feterepublique34790@yahoo.fr ou par téléphone : 06 22 37 14 94.

René Revol.

 

 

De GRABELS à PARIS (suite)

Note du 24 septembre 2012

Une belle fête à Grabels le 22 septembre pour les 220 ans de la République.

Vous pourrez vous faire une petite idée de ce rendez vous en regardant les vidéos suivantes. Accompagné par une magnifique fanfare (« la grosse couture ») et clos comme de coutume par un spectacle de cirque, la journée politique a été bien fréquentée entre les discours du vin d’honneur municipal, les 120 repas distribués au banquet républicain et le débat de l’après midi avec Eric Coquerel  sur le thème « Europe et République », ce sont environ 200 personnes qui se sont rassemblées, alors qu’au même moment de très nombreux militants s’étaient mobilisés dans le Gard contre l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Ce qui m’a frappé dans les débats et échanges de samedi à Grabels, c’est la maturité politique des participants et aussi le début d’une ferme détermination à agir, après un certain attentisme de l’été.


L’Association pour la république de Grabels fête le 220é anniversaire de la République Francaise, en présence de Eric Coquerel, Secrétaire National du parti de Gauche, qui anime un débat « Europe et République ».


Le débat, animé par René Revol et Eric Coquerel va porter sur les notions de République, de Citoyenneté, de Nation et de supranationalisme, d’Europe,de monnaie….

La montée en puissance du refus du traité

L’offensive menée par le Front de gauche contre le traité et pour un référendum commence à porter ses fruits. Le fait que la direction nationale d’EE les Verts aient opté à 70% pour le Non est un évènement majeur qui ouvre une brèche dans le consensus mou gouvernemental et qui va rendre encore plus crédible la recherche d’une autre issue. Au sein du PS lui-même les doutes grandissent. Dans les débats menés avec les dirigeants socialistes (en tout cas avec ceux qui acceptent le débat) les arguments utilisés sont faibles et portent de moins en moins : d’abord l’argument pour dire « ne faites pas le jeu de la droite » peut difficilement être maintenu par ceux qui s’apprêtent à voter avec la droite un texte élaboré par Sarkozy et Merkel ; ensuite, on nous dit que le traité est une formalité et que l’important est la politique mise en œuvre, or les gens justement voient que Hollande vient de se lancer dans un plan d’austérité pour 2013 de 30 milliards d’économies (37 milliards vient de préciser Ayrault en y ajoutant les 7 milliards ajoutés par son gouvernement pour la fin 2012) ; ce plan d’austérité est le plus important jamais fait en France et en plus pour atteindre en 2013 un déficit de 3% du PIB (qui d’ailleurs ne sera pas atteint car fondé sur une hypothèse de croissance de 0.8 jugée irréaliste par TOUS les économistes). Au moment où on voit les dégâts causés par un retour au 3%, on voudrait nous faire croire qu’avec le Traité ce serait mieux alors que celui-ci prévoit que les déficits ne doivent jamais dépasser 0.5%, avec de surcroit des sanctions automatiques  en cas de dépassement. Enfin ces derniers jours est revenu l’antienne de « sauvons l’euro » ou « être contre le traité c’est vouloir sortir de l’euro »….Cet argument passe de moins en moins car trop resservi depuis quatre ans où on nous joue tous les six mois le jeu du quitte ou double de l’Euro et de l’austérité. Bref les esprits sont en train de s’interroger et c’est le moment de diffuser documents et arguments. Les bouquins de Mélenchon et de Laurent, ceux des économistes atterrés, le très pédagogique numéro spécial de A gauche dont vous pouvez demander  des exemplaires en nombre, les vidéos, les sites ….Bref nous ne manquons pas de matériaux pour dire que ce traité et l’austérité qu’il systématise est :

1 – un non sens économique : alors que le début de récession dans tous les pays développés éteint les moteurs de la demande privée (consommation, investissement, exportations) il est stupide d’étouffer la demande publique par des économies drastiques. Lisez les derniers bouquins de Krugman ou Stiglitz qui ne sont ni socialistes ni révolutionnaires : ils n’ont pas de mot assez durs pour stigmatiser un tel aveuglement, qui ne s’explique pour eux que par une soumission aux diktats de la finance.

2 – Une injustice sociale, car ce traité ne vise qu’à faire payer par les peuples la crise du système financier. Que pèse la nouvelle tranche à 75% sur les plus riches (déjà présentée comme provisoire) face à la baisse des pensions et des salaires, la hausse de l’âge du départ ou l’hémorragie des services publics d’éducation et de santé. Chacun voit bien en Grèce ou en Espagne qui paye la crise : la jeunesse, le salariat, les artisans, les petits retraités… La misère sociale ne peut que s’accroître sous les effets de la politique d’austérité généralisée qui sera gravée dans le marbre du traité.

3- Un déni démocratique, d’une part parce qu’on se garde bien de demander au peuple de trancher et d’autre part parce que ce traité vise à dépouiller complètement les Etats nationaux et leur représentation élue de tout pouvoir budgétaire. Par différents mécanismes qui sont bien expliqués dans les références ci-dessus tous les pouvoirs vont se trouver concentrer dans des instances non élues : la Commission et la Cour de justice de l’Union (dont la jurisprudence ultra libérale fait craindre le pire).

En conséquence la mobilisation pour la manifestation du 30 septembre est essentielle. Je serai dans le train qui part de Montpellier à 7h24. Vous trouverez encore quelque places sinon faites comme ces jeunes croisés samedi qui mettent en place des covoiturages. Bref la démonstration de force du 30 est importante.

Un rapport de force qui se joue dans les mois qui viennent

Notre manifestation va participer de quelque chose de plus large : le rapport de force à l’échelle de l’Europe comme du pays entre capital et travail. Il y a quelques jours une information intéressante est passée dans les journaux patronaux. Il était souligné la baisse sensible des salaires et donc pour eux du « coût du travail » en Grèce ; et ces articles remarquaient que si les 9 plans d’austérité successifs depuis trois ans n’avaient pas réussi à faire baisser le déficit (puisque celui-ci et la dette sont plus importants qu’avant la crise) ils avaient néanmoins permis de faire baisser les salaires et de modifier le fonctionnement du marché du travail. L’enjeu central de la confrontation actuelle est bien souligné. Il en va de même chez nous lorsque Parisot à l’assemblée du MEDEF (où tant de ministres se sont précipités !) a souligné le caractère essentiel de « la réforme du marché du travail » et de la maîtrise du coût du travail. De ce point de vue Hollande a été clair : soit les partenaires sociaux s’entendent soit le gouvernement tranchera d’ici la fin de l’année….et ce qu’on entend a de quoi nous inquiéter notamment la remise en cause du CDI. Bref quelle que soit l’issue parlementaire de début octobre sur le traité notre grande mobilisation du 30 septembre participe de la construction d’un rapport de force favorable au travail dans les mois décisifs qui s’annoncent.

René Revol.

De GRABELS le Samedi 22 à PARIS le Dimanche 30 !

Note du 17 septembre 2012.

Je vous invite tous à participer le samedi 22 septembre à la désormais traditionnelle Fête de la République de Grabels. A cette occasion nous fêterons le 220ème anniversaire de la proclamation de la première République le 22 septembre 1792. Nous avons initié cette fête peu célébrée en France il y douze ans avec mon amie grabelloise et toujours fidèle au poste, Nicole BELLARD. En 2000 quand nous l’avons lancé nous avons subi certains railleries sur la ringardise de fêter la république ; d’année en année elle s’est installée dans le calendrier et désormais une partie de la journée est organisée de concert avec la municipalité.

Ce qui explique ce succès est cette idée-force : il n’y a pas de projet républicain qui ne se réalise sans tension. Les principes au fondement de la République, proclamés par les révolutionnaires de 1789, ont été par le passé et le sont toujours quotidiennement, bafoués par la société capitaliste. A l’occasion de ce rendez vous annuel nous recherchons dans ces principes républicains la source d’inspiration pour les combats contemporains contre les injustices et l’oppression.

En 1792 les aristocrates fuyaient à l’étranger pour combattre contre leur patrie, mais la victoire à Valmy fut gagnée le 21 septembre par le peuple et la république. En 2012, les puissants sont du côté des puissances internationales de l’argent et de la finance, là aussi contre leur patrie républicaine. En 1792 le Roi a tenté de fuir le pays avant d’être repris à Varenne. Aujourd’hui l’homme le plus riche de France, Bernard ARNAULT, envisage de fuir en Belgique pour échapper à son devoir fiscal.

En ce 220ème anniversaire, le thème choisi pour le débat est celui des rapports entre République et Construction Européenne. Notre invité d’honneur est Eric COQUEREL. Leader étudiant en 1986, président du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale) en 2003, parmi les co-fondateurs du Parti de gauche en 2009 dont il est secrétaire national, il a contribué à cette extraordinaire innovation politique qu’est le Front de gauche. Vous pourrez acheter à la Fête l’ouvrage qu’il vient de faire paraitre : Au cœur du Front de gauche. A la veille du débat parlementaire et de la grande manifestation du 30 septembre, il introduira samedi prochain un débat au cœur de nos préoccupations et nul doute passionnant.

Voici le déroulé de la journée de Samedi 22 septembre à Grabels :
12h : accueil en musique dans la cour des anciennes écoles au centre du village. 12h30 : Apéritif municipal et prise de parole. Outre moi-même qui accueille en tant que Maire de la commune, sont annoncés : Monique PETARD, conseillère générale, Christian ASSAF, nouveau député PS de la circonscription et bien sûr notre invité Eric COQUEREL.
Nous rendrons un hommage à notre amie et camarade Marie-Jo Suarez, récemment disparue.
13h-14h30 : banquet Républicain (inscrivez vous à l’adresse suivante : feterepublique34790@yahoo.fr ou tél. 06 22 37 14 94.
15h : Grand débat public « République et Europe » introduit par Eric Coquerel.

La fête de la République est l’occasion depuis des années d’offrir un spectacle de clowns et de magiciens, c’est devenu une tradition du village. Outre une fanfare très singulière, un marionnettiste… vous aurez l’occasion d’apprécier cette année un clown rock assez exceptionnel qui se produira à 18h dans la Cour Charles Flottes derrière la mairie.

En espérant vous retrouver nombreux samedi prochain.

Dans ma prochaine note je vous ferai un compte rendu précis de ce rendez vous (si possible avec une ou deux vidéos) et je m’appesantirai un peu plus sur les raisons qui doivent nous amener à refuser le nouveau traité d’austérité. Car le 30 septembre je vous appelle à participer les plus nombreux possible à la grande manifestation nationale contre l’austérité et le traité Merkozy.

Discours Fête République Grabels 2011

René Revol rappelle les origines de la fête de la République et fait le lien avec la situation actuelle en évoquant le sujet du débat: les droits des femmes.

Clémentine Autain évoque les luttes des femmes au cours des décennies passées et en fait le point actuel

De Strauss-Kahn et du droit des femmes, Rendez vous le 24 septembre à Grabels, la sortie de mon bouquin sur le Capitalisme et le programme du front de gauche

Note du 20 septembre 2011

Je m’étais interdit de tout commentaire sur l’affaire Strauss-Kahn sur ce blog politique tant la pollution médiatique de cette affaire servait à cacher les vrais débats. Mais aujourd’hui je fais une exception car cette affaire nous renvoie à des questions de principe. Je passe sur le fait que la prestation télévisuelle de dimanche soir ait fait disparaître tous les autres sujets d’actualité, ne serait ce que les   500 000 personnes  qui ont participé ce dimanche àla Fêtede l’Humanité et au lancement du programme du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon; après tout on commence à en avoir l’habitude. Plusieurs choses m’ont frappé dimanche soir : d’abord la complaisance de Claire Chazal face à l’interviewé, évitant toute question gênante et laissant le présumé coupable dire sa vérité sans qu’on donne la parole à la présumée victime ; avec surtout aucune connaissance précise du dossier et de la justice américaine qu’un journaliste informé et indépendant  aurait eue ; certaines erreurs auraient dues être relevées, comme par exemple assimiler la fin de la procédure pénale à un non lieu ; ensuite cela ressemblait à une opération de com totalement unilatérale qui sonnait faux et qui nous montre à quel degré le spectacle a détruit l’information dans les médias dominants. Tout cela a été noté par nombre d’observateurs. Mais je voudrais souligner un point particulier: DSK ne reconnaît aucune agression ni aucune violence de quelque nature que ce soit dans cette suite du Sofitel et il suggère qu’il s’agissait donc d’une relation sexuelle normale. Il la qualifie d’ « inappropriée » et il ajoute que c’est  une « faute morale », ce qui semble aller plus loin que « l’erreur » reconnue devant les employés du FMI à Washington. Où est la faute morale ? Si je comprends bien, la faute consiste à avoir une relation sexuelle avec une autre femme que son épouse. Nous pouvons concevoir que sa « morale » ou celle d’Anne Sinclair considère cela comme une faute, mais cela relève de la vie privée et ne justifie en rien une explication publique. Les précédents candidats et présidents ou premiers ministres en France n’ont pas eu à se justifier sur leur  vie privée et leurs relations extra conjugales. On n’est pas aux Etats Unis et la politique n’est pas (encore ) dans notre pays  soumise à un ordre moral. De plus sa qualification de « faute morale » est d’ailleurs vite tempérée par la caractérisation  de ses comportements qualifiée de « légèreté », qui l’aurait désormais quitté. Arrêtons- nous un peu là-dessus parce que c’est là que nous trouvons les problèmes de principe. En quoi la relation sexuelle du Sofitel supposée normale participe d’une « légèreté » ?  Voilà un homme riche et blanc dans un hôtel de luxe de New York qui en 9 minutes (le temps entre l’ouverture de la porte par la plaignante et sa sortie) aurait eu une relation « normale » et non tarifée avec une femme de chambre noire ! Même  si on retient l’hypothèse qu’il n’ y a pas eu agression, c’est se moquer du monde. Il est clair que nous serions dans cette hypothèse sur une manifestation d’une relation de domination sexiste au minimum. Il pourrait au moins présenter ses excuses à toutes les femmes qui se  sont senties  atteintes dans leur dignité. Je ne vois aucune légèreté dans ce comportement. Bien évidemment en retenant l’hypothèse de Strauss-Kahn qu’il n’ ya pas eu agression on se trouve quand même devant une expression d’un machisme, considéré comme normal (souvenez vous de la « soubrette » de jean-François Kahn).

L’affaire DSK a permis l’irruption dans notre société d’une exigence d’égalité pour les femmes. Non, la domination masculine n’a pas disparu, que ce soit dans la sphère publique, dans la sphère professionnelle ou dans la sphère privée. Et le combat pour l’émancipation humaine est totalement faussé s’il n’a pas en son cœur le combat pour l’émancipation féminine. Les mécanismes de la domination dans notre société ont certes des ressorts économiques mais ceux-ci ne peuvent pas être séparés de tous les mécanismes culturels construits par des siècles de patriarcat. La domination masculine qui demeure active dans notre société. J’avais assisté dans ma jeunesse  à l’installation du premier centre de planning familial en France dans la ville de Grenoble en 1963.  Je me souviens de toutes ces années de lutte pour  le droit à la contraception puis à l’avortement libre et gratuit. Toutes ces années de lutte ont certes fait évoluer les mentalités et les comportements. Et aujourd’hui je suis en colère de voir ce retour en arrière, la fermeture des centres de planning familial suite à la baisse des financements. A Montpellier c’est le cas. Quand on voit en même temps l’offensive que mènent  certains élus de droite contre le contenu scientifique des manuels scolaires sur  le genre, en essayant d’imposer une version naturaliste des rôles sexués, on peut se dire que le combat pour l’émancipation est bien d’actualité. Que cette affaire Strauss-Kahn provoque le renouveau du combat féministe, cela aura été son seul avantage.

Et cela nous ramène à la fête dela République samedi prochain 24 septembre à Grabels . Le thème choisi depuis des mois est « La Républiqueet les droits des femmes ». J’aborderai dans mon discours municipal d’ouverture le combat historique des femmes dans ma commune notamment en honorant les bugadières. Mais surtout notre invitée d’honneur est cette année la brillante Clémentine AUTAIN, militante féministe, responsable nationale dela FASE, une des porte parole nationale de la campagne du front de gauche pour les présidentielles et les législatives. A 12h (juste après LE match…eh ! oui on est rugby)  elle prendra la parole aux côtés des élus qui honorent les 119 ans dela République(21 septembre 1792). Après le repas républicain Clémentine animera à partir de 14h30 un débat sur ce thème. Ne ratez pas ce grand rendez vous de rentrée.

A cette occasion je vous présenterai le livre qui vient d’être édité  « Capitalisme. Une mise en perspective » (collection Rebonds éditions Alterbooks – 10€). En librairie à partir de jeudi 22 septembre, vous pourrez l’obtenir samedi prochain à Grabels. J’ai la conviction que nous vivons un moment historique de transition. Le capitalisme financiarisé traverse une crise systémique majeure et l’humanité va devoir inventer un avenir qui dépasse ce système. Mon bouquin n’a pas pour but d’analyser la crise actuelle ni de tracer des solutions ; pour cela il y a des ouvrages fort intéressants dont je vous parlerai plus loin. Ce que j’ai voulu faire c’est de rédiger une synthèse du mouvement de l’histoire et de la dynamique interne du capitalisme sur les trois derniers siècles. Pris dans le flot et le chahut des événements quotidiens où nous devons tracer un futur par nos luttes, il est indispensable d’avoir une vision du mouvement même de l’histoire. Bref avoir conscience du temps long pour savoir saisir à pleine mains les occasions du temps court. Amis lecteurs, vous pouvez bien sûr commenter à votre guise sur ce blog le contenu de ce livre et je suis preneur de tous les débats, toutes les interrogations, toutes les contradictions.

En fait mon bouquin constitue une introduction à l’excellent ouvrage de Jacques Généreux qui sort en même temps : « Nous on peut ! » Editions du Seuil 11€. Vous y trouverez une analyse très claire de la crise économique actuelle et le plan d’action qu’un gouvernement de gauche devrait réaliser immédiatement pour nous sortir de l’ornière. Cela me permet de vous inviter à prendre connaissance du Programme du Front de gauche qui a été présenté à la fête de l’Humanité et qui est publié chez Folio pour la modeste somme de 2 €. Vous trouverez tout ça en librairie ou àla Fêtedela Républiquesamedi prochain.

Médiacrates et autres oligarques des élites qui nous gouvernent voudraient réduire le débat électoral à une compétition de personnes pour évacuer tous les enjeux de contenu. Nous n’avons pas cédé et les premiers fruits de notre acharnement commencent à apparaître. Des idées que nous avancions dans le débat public depuis trois ans et que Jean-Luc Mélenchon portait particulièrement, commencent à apparaître comme des solutions de bon sens : par exemple la coupure du financement des activités productives d’avec le marché financier ou le revenu maximum font leur chemin dans les têtes comme l’attestent certaines réactions sur les plateaux de télévision. Nous devons creuser ce sillon systématiquement. Je vais essayer de faire une partie de ce travail sur ce blog en détaillant et illustrant certaines des propositions qui sont dans le programme du Front de gauche. Mais pour aujourd’hui je me trouve déjà trop long. Donc à bientôt.