Chacun de nous est meurtri

Comme tous je suis sous le choc après cette nuit d’horreur en Région Parisienne, à Paris et à Saint Denis. Je pense à la souffrance de celles et ceux qui ont vécu ces moments d’horreur et d’effroi et la tristesse m’envahie en pensant aux amis et familles des victimes.

Face à la terreur, je veux saluer l’action des services publics (force de l’ordre, personnels de santé, agents territoriaux,…) qui font preuve d’une mobilisation exemplaire et saluer la solidarité des habitants qui s’est immédiatement manifestée.

A cette heure où toute querelle s’interrompt, je forme le vœu que nous soyons capables de refuser de céder à ceux qui veulent imposer la haine et la peur, de nous mobiliser pour défendre la liberté, l’égalité et la fraternité.

Empêcher la nouvelle gare TGV, Imposer une ligne fret-voyageurs jusqu’à l’Espagne, C’est possible !

Vous trouverez aux liens suivants mes deux interventions au dernier conseil métropolitain dans lesquelles je m’oppose à la création de la nouvelle gare TGV et je défends la nécessité d’une ligne continue fret-voyageurs jusqu’à l’Espagne.

Avant de préciser les moyens à mettre en œuvre pour que notre mobilisation citoyenne aboutisse, voici, rapidement développés, mes arguments.

Les arguments :

Sensibilisé de longue date aux questions liées aux inondations et aux changements climatiques qui voient nos territoires et les populations subir ces évènements météorologiques de plus en plus dramatiques, je ne peux accepter l’implantation d’une gare en zone inondable, dans le secteur du Nègue-Cats, zone naturelle essentielle pour la prévention et la gestion des inondations.

Je critique la logique du projet actuel défendu par le gouvernement. Pas sur le trajet lui-même mais sur le fait que SNCF Réseau sacrifie totalement le fret. Aucun trafic marchandises ne sera possible entre Béziers et Perpignan ! Pour ce tronçon, seul est prévue une voie pour la très grande vitesse. A la veille de la COP 21, difficile d’imaginer une politique de transports plus anti-écologique que celle qui consiste à concentrer tous les investissements sur et pour les TGV au détriment des trains du quotidien et du fret. La différence entre la stratégie défendue par les élus espagnols pour assurer le développement du transport ferroviaire de marchandises et assurer le développement économique de leurs ports méditerranéens et ce qui se trame de ce côté des Pyrénées est affligeante pour le gouvernement et nos entreprises dites « publiques ». J’ai pu m’en rendre compte directement lors de la conférence des villes à grandes vitesses et pour l’interconnexion ferroviaire qui s’est tenue à Montpellier le 13 octobre 2015. La représentante de la nouvelle municipalité Podemos de Barcelone défend les mêmes positions que nous.

Comment accepter que la SNCF elle-même organise sa propre concurrence avec sa branche Geodis qui s’occupe du transport de marchandises : les transports ferroviaires de marchandises ne représentent que 20% de son activité, les 80% restant se faisant par la route ! La conséquence directe de cette politique du tout routier, c’est ce mur de camion sur l’A9 que nous subissons. Rappelons que les transports sont la première source des émissions de gaz à effet de serre en France et que le transport routier est responsable de 92 % de ces émissions.

Le projet de gare nouvelle à la Mogère participe de cette aberration puisque cette « future gare » ne verra « s’arrêter » que quelques TGV par jour (4 ou 5), alors que les TER desservent la Gare St Roch… qui est le point central du réseau de tramway de Montpellier. Ainsi, pour « gagner quelques minutes de train entre Montpellier et Paris » ceux qui prennent le TGV vont perdre un temps considérable, jusqu’à trois quarts d’heure, pour se rendre à la future gare de la Mogère !

Mais surtout les voyageurs des trains du quotidien, alors qu’ils sont pourtant bien plus nombreux que les usagers de la grande vitesse, sont abandonnés au nom du libéralisme dominant. Les TER et Intercité, qui participent du maillage de nos territoires sont mis à mal avec la loi Macron et la libéralisation des services d’autocars sur les tronçons les plus rentables jusqu’alors réservés au train. Avec la Gare de la Mogère et ses TGV d’un côté et les TER de l’autre, on va contribuer encore un peu plus à reporter sur la route une part du trafic ferroviaire.

Enfin le projet de SNCF Réseau n’est pas seulement anti-écologique et dangereux socialement, il est aussi complètement aberrant économiquement puisque basé sur des prévisions totalement irréalistes de trafic de SNCF Réseau :

Entre 2009 et 2015, les prévisions de trafic ont été divisées par deux dans certaines gares de la Ligne Nîmes Montpellier Perpignan.

Le montage financier de la Gare de la Mogère en partenariat public- privé (PPP) est à l’avantage exclusif des grands groupes financiers ; en effet ceux-ci vont se rémunérer sur les péages payés par les trains passant dans la nouvelle gare et si ces montants sont insuffisants, ce sont les collectivités, donc les citoyens-contribuables qui devront prendre à leur charge le déficit !

Derrière l’opacité de ce contrat, ses surcoûts en devenir sont une atteinte directe à la démocratie car la logique du profit l’emporte sur l’intérêt général qui veut qu’on abandonne immédiatement ce projet.  L’argent public doit être utilisé pour développer le fret et non pour construire des gares en plein champ au seul bénéfice des groupes financiers.

On peut gagner !

Je suis convaincu que sur ce dossier nous pouvons modifier la donne. Si nous ne nous laissons pas impressionner par les puissants lobbies qui mobilisent leurs moyens pour nous contredire et parfois nous attaquer personnellement. D’abord la mobilisation citoyenne et la prise de conscience de l’opinion publique est de plus en plus visible. Elle va s’amplifier dans les mois qui viennent : pétitions, rassemblements, referendum citoyen …

Ensuite, les actions judiciaires sont indispensables. Plusieurs recours ont été déposés et je m’y associe à titre personnel. En tant qu’élu, comptable de l’argent public, je me devais d’attaquer ce projet devant le tribunal administratif.

Enfin, les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain constituent une échéance décisive pour ce dossier. La liste Nouveau Monde conduite par Gérard Onesta (rassemblant l’autre gauche qui ne soutient pas le gouvernement : EELV, Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste, Occitanistes, citoyens et personnalités engagées…) s’est clairement prononcée : si elle arrive aux responsabilités, elle retire les 45 millions d’euros engagés par la région ; ainsi la nouvelle gare ne se fera pas et cet argent public sera investi dans les transports ferroviaires du quotidien et dans la ligne de fret.

La convergence de ces trois actions, mobilisation citoyenne, actions judiciaires et élections régionales, peuvent nous faire espérer.

René Revol, le 23 octobre 2015

La Régie Publique de l’Eau à Montpellier : une expérience du pouvoir citoyen !

Note du 28 avril 2015

L’Agglomération de Montpellier aura été ainsi celle qui a eu le courage d’interrompre l’appel d’offre lancé par l’ancienne majorité pour la poursuite de la DSP afin de réaliser le passage en régie dès 2016. Après cette victoire il me paraît utile de revenir sur le combat politique et citoyen qui y a abouti et sur les principales leçons qu’on peut en tirer. Je vous invite aussi à revoir les vidéos de mes principales interventions de cette dernière année reproduite dans mon dernier post.

QUATRE ANS D’ACTION CITOYENNE

Cette victoire a était le fruit de combats citoyens inlassables depuis une bonne dizaine d’années et sur notre territoire plus particulièrement depuis 2009. Prenant appui sur le retour en régie de grandes collectivités comme Grenoble et Paris des associations et des personnalités prirent l’action en main et je me souviens d’avoir accompagné Madame Danièle Mitterrand et son association France Libertés lors d’un passage dans l’Hérault. A l’époque Georges Frêche ne voulut même pas recevoir l’épouse de l’ancien Président de la République ! Groupes citoyens et associations commencèrent à fleurir dont la plus active est l’association Eau secours 34. Le premier moment public important se joua lorsque l’Agglomération récupéra la compétence eau transférée par les 31 communes de son périmètre au 1er janvier 2010. Devenu Maire de Grabels en 2008, je me sentis bien seul à l’époque quand notre Conseil Municipal fut le seul à se saisir de cette occasion pour proposer le retour en régie au terme des contrats qui s’approchait. Depuis la mobilisation citoyenne ne cessa de s’amplifier et le deuxième moment important se situa au premier semestre 2013. L’Agglomération mit en branle un énorme dispositif de communication appelé « consultation citoyenne », tout cela pour convaincre que la seule solution était de continuer la DSP avec Véolia ! Mais ce matraquage publicitaire eut pour seul effet d’éveiller la curiosité du public qui devenait de plus en plus réceptif aux arguments des partisans du retour en régie. Les associations regroupées dans un collectif multiplient rencontres et débats et organisent dans les villages et les quartiers des votations citoyennes. A Grabels c’est la municipalité elle-même (ce sera la seule) qui organise information, débat et référendum municipal. La participation au vote dépasse les 50% et la régie recueille 95% ! Nous apportions la preuve que la question du retour en régie était devenue une question populaire dont les citoyens peuvent se saisir. Le paroxysme de cet épisode fut atteint lorsque le Président de l’Agglomération imposa en plein été à 7 mois de l’échéance électorale un vote engageant pour sept ans la collectivité dans une nouvelle DSP avec le privé. La puissance de la manifestation citoyenne (rejetée hors de l’enceinte manu militari) et l’importance de la minorité d’élus qui votèrent contre ou abstention étaient significatifs que la bataille n’était pas finie. En e­ffet, la problématique de l’eau relève d’enjeux techniques, sanitaires, économiques, mais aussi environnementaux, démocratiques et sociaux qui doivent placer le citoyen au cœur du service public.

Et cette mobilisation citoyenne se régla dans la séquence électorale municipale  de mars 2014. Dans ma Commune, notre équipe intégra dans ses engagements le mandat du retour en régie publique de l’eau qui nous avait été donné dix mois plus tôt et les électeurs nous firent largement confiance. Dans les autres communes hors Montpellier quatre équipes furent aussi élues avec un engagement clair pour la Régie : Clapiers, Jacou, Lavérune et Murviel les Montpellier. Notons que les autres équipes élues n’avaient prudemment rien dit sur le sujet. Mais l’essentiel se joua à Montpellier : La liste Front de Gauche conduite par Muriel Ressiguier s’était engagée pour un retour en régie de l’ensemble des activités l’eau et celle du dissident socialiste Philippe Saurel s’était prononcé pour la régie. Même les listes UMP et FN se prononcèrent dans ce sens. Seule la liste Moure rassemblant le PS, EELV, PRG et les élus sortants du PCF restés cramponnés à la DSP. Vous connaissez le résultat avec l’élection. Au lendemain de son élection il me fut proposé de devenir Vice-Président pour mettre en place une régie publique de l’eau potable. La proposition était claire dès le début : faire immédiatement une régie de l’eau et attendre la fin des nouvelles DSP pour y intégrer l’assainissement. Après l’avis favorable unanime tant de ma majorité municipale que des instances du PG j’acceptais et nous pouvions enfin passer de la préconisation à la réalisation.

Je tire de ces années de mobilisation jusqu’en 2014 trois leçons :

1- Ne pas se laisser impressionner par la solitude parmi l’élite politique et persévérer en fonction de ce qu’on croit juste.

2- Faire de la régie une question citoyenne et s’appuyer sur l’implication populaire en en appelant à l’intelligence collective.

3- Aller, le moment venu, au-delà de l’action associative et ne pas hésiter à investir le champ politique pour faire trancher le débat par le suffrage universel.

D’AVRIL 2014 A AVRIL 2015 : UN TRAVAIL ACHARNE POUR CRÉER LA REGIE

Une anecdote significative pour commencer : en avril 2014 un des responsables locaux d’une des composantes locales du Front de gauche (dont je suis un membre actif) écrivait sur son blog qu’il était inutile que je devienne Vice-président de l’Agglomération pour réaliser le retour vers le public de l’eau potable puisque le Président élu avait pris l’engagement de faire la régie ! Outre le fait que ce mélange de sectarisme (ne jamais prendre de responsabilités exécutives) et d’opportunisme (faire confiance dans les engagements des élus) est un mal endémique d’une partie de la gauche radicale – qu’elle doit apprendre à dépasser à l’instar de Syriza ou Podemos – je m’aperçois que sans mon action depuis un an, soutenue par la mobilisation associative et citoyenne au travers notamment du comité de suivi citoyen, la régie n’aurait pas vu le jour.

En effet plusieurs étapes durent être franchies, non sans mal. D’abord sous la pression médiatique d’élus de droite et des multinationales,  on chercha à nous faire renoncer sous toute une série de prétextes : notamment le manque de temps pour mettre en œuvre la régie et la sagesse qu’il y aurait de nous contenter dans un premier temps d’une DSP… Bref nous aurions dû appliquer le programme du candidat socialiste battu. Ensuite certains nous approchaient pour expliquer que la régie était trop difficile à mettre en place et nous conseiller de nous contenter d’une SPL (Société publique locale) – ce qui aurait atténuer fortement le caractère public et démocratique de la structure. Je ne cédai pas un pouce et dès l’été 2014 nous nous engagions dans le processus menant à la régie… ce qui n’empêcha pas quelques scribouillards de blogs poubelles d’écrire que j’avais renoncé à la Régie. Il est d’ailleurs intéressant de constater que c’est dans cette période que se met en branle contre ma personne une incroyable campagne de calomnie. J’ai pu ainsi vérifier que la mise en place de cette régie dérangeait tout un petit monde qui avait intérêt à son échec. Ils en seront pour leurs frais.

Dans cette période de mise en place le soutien citoyen fut décisif. Et pour lui permettre de s’exprimer j’ai veillé à ce que se mette en place un comité citoyen de suivi qui a accompagné tout le processus. Son travail patient d’investigation et sa vigilance a permis de mettre en lumière le caractère injustifiable des tarifs payés par les usagers pour rémunérer les multinationales de l’eau. Sans son action je ne suis pas certain que notre entreprise ait pu aboutir.

Rappelons qu’à l’automne je fus aussi fortement mobilisé par les conséquences des inondations catastrophiques qui ont frappé ma commune. J’ai essayé d’y faire face au mieux de mes possibilités comme j’en ai rendu compte sur ce blog. En tout cas cela ne m’a pas fait ralentir la programmation de la mise en place de la Régie.

Outre le recrutement d’un directeur et de son équipe projet, le dernier trimestre 2014 fut occupé par deux négociations importantes à mener : d’une part avec les services de l’Etat pour qu’ils nous autorisent légalement à passer en régie et valident l’avenant transitoire d’un an le temps de mettre en place la régie… Cet accord n’arriva qu’au tout dernier moment, début octobre. D’autre part, il a fallu justement négocier l’avenant en question avec les délégataires en place et que ces avenants se fassent aux meilleures conditions pour la collectivité pour que nous ayons le maximum de marges pour mettre en place la régie. Cela fut rondement mené et nous avons obtenu pour l’année 2015 une baisse significative de la rémunération du délégataire ; cela nous permet de financer la transition vers la régie sans qu’il en coûte un centime de plus ni à l’usager ni au contribuable.

Une fois ces questions réglées, restait un sujet de débat : le choix du statut juridique de la Régie. Sans entrer ici dans des aspects techniques apportons les précisions suivantes : comme la régie directe est interdite par la loi depuis le décret Poincaré de 1926 (sauf celles très rares qui existaient avant cette date) toutes les régies sont donc dotées de l’autonomie financière vivant uniquement de la facturation de leurs services (c’est le principe l’eau paye l’eau). La question se résume à savoir si elle est à simple autonomie financière ou si en plus elle est dotée d’une véritable personnalité morale. Un vrai débat s’est engagé sur ce choix et il tourna à l’avantage de la régie dotée de l’autonomie financière et de la personnalité morale. Ce choix avait ma préférence mais j’ai tenu à ce que cela émerge d’un vrai débat sur le fond, comme on le voit dans l’excellent échange qui a eu lieu au comité citoyen de suivi que chacun a pu suivre en ligne. Voulu comme un exercice participatif, même si la décision relève du conseil, ma démarche a été animée par  le souci de bâtir la Régie sur des valeurs communes. Il y a aussi été réaffirmé l’attachement  à  inscrire des activités dans une durée qui dépasse les échéances habituelles des contrats de concession.

Ce sont précisément deux raisons fondamentales qui plaident pour la régie personnalisée :

  1. La Régie personnalisée permet par son mode de fonctionnement de défendre pleinement la notion de service public ; responsable d’une activité industrielle et commerciale elle offre la réactivité à la continuité et la fiabilité du service rendu. Son indépendance lui permet de n’obéir qu’aux missions économiques, sociales, écologiques et démocratiques clairement spécifiées dans ses statuts notamment celles de prendre en compte la nécessaire préservation de la ressource en eau pour aujourd’hui et demain ; de garantir l’accessibilité pour tous à l’eau potable, et l’égalité de tous face à la qualité de l’eau.
  2. La régie personnalisée est plus démocratique puisque les représentants des associations d’usagers et environnementales ainsi que les représentants du personnel sont membres du Conseil d’Administration avec voix délibérative (c’est le choix que nous avons fait) aux côtés des élus issus du Conseil Métropolitain. Cela lui donne une légitimité élargie à la fois une légitimité représentative issue du suffrage universel et une légitimité participative issue de l’implication citoyenne.

Ainsi le Conseil Métropolitain du 28 avril 2015 vient d’adopter les statuts de la régie à autonomie financière et à personnalité morale de Montpellier Méditerranée Métropole, et a élu son CA, nommé don directeur. Dès mai 2015 la Régie va pouvoir agir en toute responsabilité pour assurer directement au premier janvier 2016 le service public de l’Eau pour les 337 000 habitants de son périmètre.

Les tâches qui nous restent à réaliser d’ici la fin de l’année 2015 sont nombreuses : installation officielle du CA et de son équipe ; assurer le transfert dans les meilleures conditions possibles des personnels de Veolia et faire les recrutements complémentaires, poursuivre au même rythme les investissements qui garantissent la préservation de la ressource, poursuivre les recherches engagées… Par ailleurs nous nous sommes engagés à baisser le prix de l’eau dès 2016 et cela nécessite, dans notre volonté de transparence, de construire le compte d’exploitation prévisionnel de manière solide pour que l’annonce de cette baisse du prix soit sérieuse et puisse être tenue. Bref le travail ne manque pas d’ici la fin de l’année pour que nous puissions confirmer ce que d’autres collectivités ont déjà prouvées : que le service public est à la fois plus efficace, plus écologique et plus juste. Ce sera un formidable point d’appui pour tant de causes citoyennes.

QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE CETTE PREMIERE VICTOIRE.

  1. On mesure d’abord l’importance de la fidélité des élus à leurs engagements électoraux. C’est assez rare par les temps actuels (« mon ennemi c’est la finance » …). Il arrive parfois qu’un édile sincère se trouve confronté une fois élu à des forces considérables pour lui faire lâcher prise. Ne pas céder à la pression est donc la première condition.
  2. Notre action fut toujours collective et citoyenne. Là fut l’essentiel. Dans cette première année de mandature nous avons veillé à ce que l’implication citoyenne se poursuive comme avant 2014. C’est pourquoi j’ai tenu à mettre en place dès juin un Comité citoyen de suivi de la mise en place de la régie avec quatre composantes égales : élus, associations citoyennes, chercheurs et personnalités qualifiées, personnels. En sept mois ce comité citoyen a tenu trois séances publiques intégralement filmées et mises en ligne permettant ainsi le contrôle des citoyens. Des ateliers de travail ont aussi été organisés et des rapports publiés. Outre un débat sur les résultats de la recherche sur la ressource en eau qui fut fort intéressant, le débat le plus important eut lieu sur le statut de la Régie et la prise de position à une très large majorité pour la régie personnalisée ; ce qui a pesé lourd dans la décision finale. Nous avons ainsi à notre modeste place sur ce dossier su faire évoluer la démocratie de la délégation à l’implication.

Instruit par l’expérience de ce comité de suivi nous avons décidé d’installer à côté de la Régie un Observatoire de l’EAU, confirmant ainsi notre volonté de mettre le citoyen au cœur du service public de l’eau. Observatoire qui pourra aussi, du moins je le souhaite, préparer les esprits au retour en régie de l’assainissement, enjeu et objectif important à réaliser… J’aurai l’occasion de revenir sur ces dossiers.

Vive la Régie Publique de l’Eau !

Retour sur la mise en place de la Régie Publique de l’Eau – Montpellier

Note du 14 avril 2015

Le lundi 13 avril 2015, un  an après le vote à l’unanimité du Conseil d’Agglomération de Montpellier qui a acté le retour en régie publique de l’eau, nous avons présenté les statuts de la future régie publique de l’eau de Montpellier Méditerranée Métropole.

Afin d’assurer la mise en place de la régie publique de la Métropole de Montpellier au 1er janvier 2016, Montpellier Méditerranée Métropole délibèrera en session plénière le 28 avril prochain sur les statuts de la régie.

Comme l’a proposé le Comité citoyen de suivi de mise en oeuvre de la régie publique, et en accord avec la Conférence des Maires de la Métropole, il sera proposé au Conseil métropolitain une régie à autonomie financière et personnalité morale.

Vous pouvez également donner votre avis sur le nom de la future régie publique de l’eau, en participant à un sondage en cliquant ici.

Vous trouverez ci-dessous les articles de Midi Libre et de l’Hérault du Jour du 14 avril 2015.

Article Midi Libre du 14 avril 2015

Article Midi Libre - 14 avril 2015

 

 

 

Article Hérault du Jour du 14 avril 2015
article HDJ - 14 avril 2015

 

 

Vous trouverez ci-dessous toutes les vidéos retraçant le processus de mise en place de la régie publique de l’eau.

Conseil d’Agglomération – 7 mai 2014 partie I 

Conseil d’Agglomération de Montpellier – 7 mai 2014 – Partie II 

1ere réunion du Comité citoyen de suivi – 25 juin 2014 – Grabels 

Réunion Publique – 4 novembre 2014 

Comité citoyen de suivi de la mise en oeuvre de la régie publique de l’eau – 13 mars 2015 

RESPECT !

Note du 16 mars 2015

C’est le court et magnifique slogan de la coalition qui rassemble dans l’Isère Europe Ecologie les Verts, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, des associations citoyennes, quelques communistes et ex socialistes. Après avoir remporté Grenoble en devançant nettement le PS, l’UMP et le FN, cette belle coalition progressiste  présente des candidats dans 23 cantons sur 29. Elle se fixe l’objectif d’être en tête de la gauche. Quel que soit le résultat, le fait que l’expérience grenobloise se poursuive à l’échelle du département est en soi facteur d’espoir dans un contexte national particulièrement sombre. Alors que le PS et son gouvernement annoncent qu’ils ne changeront rien à leur politique d’austérité, alors que Sarkozy et l’UMP/UDI nous promettent la même politique en pire, alors que des millions d’électeurs de gauche s’apprêtent à voter avec leurs pieds en s’abstenant (dans mes rencontres chez les habitants cette semaine, c’est le cas de prés d’un sur deux), alors que le FN peut attendre, d’une moindre démobilisation de son électorat, mécaniquement des victoires, nous sommes confrontés à un contexte politique difficile. Il ne servirait à rien pour autant de s’agiter et de paniquer, il faut préparer l’avenir, manifester l’existence d’une gauche alternative au PS moribond, comme l’ont fait Syriza et Podemos. C’est le sens des listes RESPECT en Isère.

Dans notre région des signaux vont dans le même sens. Ainsi dans les politiques, à l’échelle départementale, des listes EELV/PG/société civile concurrencent un PS en plein doute. Dans ce département nous regrettons que les élus PCF sortants aient acceptés le déshonneur d’une alliance avec le PS austéritaire pour éviter la déroute ; avec le déshonneur ils pourraient bien récolter la déroute ! Dans l’Hérault, la décomposition socialiste est à son comble, suite notamment à la perte de Montpellier au profit du dissident socialiste Saurel. La droite est aussi dans un mauvais état aggravé par la perte de la deuxième ville du département au profit de l’extrême droite. Quant au Front de gauche il faut bien constater la quasi disparition de toute autorité départementale, laissant place à des positionnements locaux contradictoires.

Dans ce champ de ruines il faut saluer les réalisations de rassemblement du Front de Gauche et des écologistes comme c’est le cas sur le canton 2 de Montpellier (Nicolas DUBOURG – Muriel RESSIGUIER) ou sur le canton de Pignan (Serge DESSEIGNE- Anne TITAUT-GROLLEAU). Il est regrettable, sur le canton 1 de Montpellier où le potentiel électoral EELV/FDG dépasse celui du PS, que les responsables verts locaux se soient ralliés à des socialistes en déroute, obligeant le Front de Gauche à porter seul la perspective de l’alternative (avec le binôme Isabelle CABECA – Joël VEZINHET). Dans le canton de Clermont l’Hérault, une belle candidature Verts/PG (Jean COUPIAC- Myriam HUBERT) est porteuse d’espoir malgré le sectarisme du PCF local qui a refusé l’union et maintenu un candidat.

Bref nous allons tout faire cette dernière semaine pour que ces positions d’avenir soient les plus fortes possibles. Après la prise de position remarquée de Cécile Duflot pour un nouveau rassemblement progressiste concurrent du PS, les signaux porteurs d’avenir se multiplient ; il faudra les faire fructifier malgré la catastrophe électorale annoncée.

Et pourquoi pas des listes RESPECT aux prochaines régionales ?

René REVOL

Droit de réponse – Post Montpellier Journal – 11 mars 2015

Vous trouverez ci-dessous mon droit de réponse envoyé au Directeur de la rédaction de Montpellier Journal mercredi 11 mars et publié vendredi 13 mars. 

A Grabels, le 11 mars 2015

Informer n’est ni injurier ni diffamer.

Le ressentiment rend aveugle. Ressentiment qu’exerce à mon égard le directeur de Montpellier Journal : une campagne bien orchestrée de dénigrement qui fait de son post du 5 février (reproduit en tract sur ma commune), un texte diffamatoire qui porte gravement atteinte à mon honneur.

Une campagne de dénigrement bien orchestrée.

Premier temps : Le 5 février 2015 Montpellier Journal publie un post à charge à propos de deux soi-disant cadeaux à un entrepreneur en bâtiment de Grabels. Avec des arguments fallacieux et mensongers que j’analyserai plus loin. S’en suivent, sur ce blog et sur d’autres, des commentaires d’anonymes malveillants et de personnes notoirement connues comme des adversaires politiques.

Deuxième temps : le texte du post, réservé pour sa lecture intégrale aux abonnés payants du blog, est reproduit en tract couleur de quatre pages et diffusé dans de très nombreuses boites aux lettres de Grabels. La volonté de nuire est évidente. Le 23 février 2015 au Conseil municipal j’annonce mon intention de porter plainte contre l’auteur de ce post et contre ceux qui ont produit et diffusé ce tract. Alors que M Teyssier n’assistait pas à ce Conseil, il met en ligne le lendemain l’enregistrement des extraits de la séance. Or quand est arrivé en débat ce point de l’ordre du jour très peu de personnes étaient dans le public. Je pose la question : qui a enregistré ce texte ? Cela démontre au moins qu’on est face à une opération organisée.

Troisième temps : dès lors l’auteur du post s’abstient de parler du fond de l’affaire et se drape du manteau de défenseur du droit d’expression du « blogueur sans le sou » face au  « méchant élu » qui veut l’étouffer. Posture accompagnée d’une campagne de souscription et de dénigrement à mon encontre. Cette campagne atteint l’ignominie sur certains blogs (que M Teyssier présente comme des amis) qui vont jusqu’à faire le lien avec les attentats du 7 janvier 2015. Une journaliste professionnelle, ayant pris soin de considérer les faits de manière impartiale et approfondie, se fait elle-même fustiger pour avoir contesté les affirmations péremptoires du post. Dans sa campagne, M Teyssier va jusqu’à publier le nom d’agents de collectivités territoriales en donnant leur appartenance et leur responsabilité politiques. A quand des révélations sur leur vie privée ?

Quatrième temps : Le texte de M. Teyssier est utilisé comme pièce produite en justice par l’avocat d’un « promoteur », en conflit avec la municipalité pour la bétonisation d’un terrain inondé à la confluence du Rieumassel et du Redonnel, bétonisation qui met en danger les habitants, fortement mobilisés contre ce projet. Le post de M Teyssier du 19 décembre 2014 faisait déjà état de cette affaire avec une forte complaisance à l’égard du « promoteur » alors que celui-ci venait d’être condamné pour diffamation à mon égard.

Il apparait donc à l’évidence que nous sommes face à une campagne orchestrée et organisée par l’animateur d’un blog payant à la recherche de scoops.

Venons-en maintenant au fond de cette pseudo affaire.

Le néant du fond de l’affaire

Le post de M. Teyssier part de deux faits publics (de 2008 et de 2013) et d’un fait privé de 2011 pour s’autoriser des spéculations qui travestissent la réalité et instillent la suspicion quant à mon honnêteté.

  1. Le partage d’un terrain inondable. Sous le mandat de mon prédécesseur (sauf erreur de ma part non interrogé par M Teyssier) un terrain inondable en bordure de la Mosson est mis en vente par M Teillard à la SCI Jonchris. Dans un premier temps, le Maire propose un partage. Cependant, sans attendre l’expiration du délai au terme duquel la Commune pouvait exercer son droit de préemption, la vente est conclue. Est donc contrainte dans un second temps de porter l’affaire devant le tribunal de grande instance. En première instance la juridiction ainsi saisie donne raison à la mairie mais les acheteurs font appel. A ce moment là, je deviens Maire en avril 2008. Dans nos engagements électoraux, nous entendions réaliser rapidement le projet, fortement approuvé par les électeurs, de faire des jardins familiaux. Faute de disposer de terres, la municipalité se devait de saisir au plus vite l’opportunité d’acquérir ce terrain. Les avocats de la commune ne nous garantissaient pas de gagner en appel et nous assuraient que la procédure devant la cour d’appel serait longue, nous reprenons la première proposition de nos prédécesseurs du compromis de partage de ce terrain. Ce pragmatisme nous a permis de réaliser dès 2009 les jardins familiaux sur le seul espace approprié disponible. Je ne vois pas où est le problème. D’ailleurs à l’époque, cette négociation qui fut publique ne fut l’objet d’aucune critique.
  2. En 2013 le PLU est soumis à enquête publique. Les particuliers, venus en nombre examiner les documents ont pu faire remarques et propositions de modifications. Le commissaire enquêteur en est bien sûr destinataire. Nous prenons le parti de ne pas intégrer les modifications refusés par le commissaire enquêteur. Quant aux modifications qui n’avaient pas été refusées par celui-ci, nous avons intégré celles qui ne remettaient pas en cause l’économie générale du document. Elles sont au nombre de 22.

Parmi celles-ci, une modification concerne la parcelle sise rue du château appartenant à la SCI Jonchris et jouxtant les bâtiments de son activité économique en développement.

La parcelle dont s’agit a régulièrement été classée en zone U en ce que la desserte viaire, la desserte en électricité et en réseau eau potable sont suffisantes.

 

Par ailleurs, et à titre surabondant, elle se situe en continuité immédiate avec l’urbanisation existante le long de la rue du Château et à ce titre classée en zone UB1.

Ceci étant précisé, J’observe à cette occasion que ceux qui me reprochent aujourd’hui cette intégration (notamment parmi les grabellois qui s’expriment sur le blog de M Teyssier) n’ont pas attaqué le PLU à l’époque, dans la période de recours. Cette ajustement du PLU, au même titre que les autre modifications opérées, n’est donc en aucun cas un cadeau, mais participe de la rationalisation d’un document d’urbanisme. A l’époque de nombreux observateurs ont fait valoir que l’élaboration de ce PLU avait été fait dans une transparence démocratique exemplaire. En multipliant les réunions débats et les rencontres qui ont mobilisés plus de 500 participants, bien au-delà des obligations légales. Pourquoi mes détracteurs actuels étaient silencieux à l’époque ?

Depuis l’adoption du PLU en novembre 2013 la situation a évolué. Les inondations de l’automne 2014 m’ont amené à proposer une modification générale du PLU qui a été ouverte le 25 novembre, dans le but notamment d’accroitre les moyens réglementaires de lutte contre les inondations. Cela signifie que tout le zonage est remis en cause tant par cette procédure que par la modification du PPRI que l’Etat à notre demande initie.

 

  1. Enfin M Teyssier laisse entendre une connivence entre les points précédents et des travaux faits à mon domicile privé, sans la moindre preuve. Construite en 1992, ma maison subit, à partir du milieu des années 2000, des fissures liées au caractère argileux du terrain. Mon choix est de faire appel à des corps de métiers installés à Grabels tant pour les travaux de maçonnerie que pour les enduits et peinture. C’est pourquoi j’ai sollicité aussi l’entreprise de ravalement installée à Grabels. Tout a été réglé en bonne et due forme, au prix du marché.

J’ai la ferme intention de défendre mon honneur. Les procédés utilisés par M. Teyssier sont insidieux et déloyaux. Ils visent à me déconsidérer par tous les moyens. Des témoignages me sont parvenus montrant que M. Teyssier a la volonté systématique de me nuire, et ce de longue date. J’en ignore les raisons profondes et les ressorts psychologiques.

Cet acharnement se manifeste entre autres dans ses questions envoyées par mail et qu’il s’est refusé à reproduire. Voici une d’entre elles qui me visent aussi comme élu en responsabilité à la Métropole : « Lors des inondations de l’automne 2014, un camion de Veolia est venu pomper l’eau dans votre maison. Dans quel cadre contractuel ? Entre vous et Veolia ? Entre la commune de Grabels et Veolia ? Entre l’Agglo de Montpellier et Veolia ? Autre ? »

Ici M Teyssier procède par affirmation et porte une accusation sans qu’aucune vérification n’ait été faite et, sans utiliser une formule interrogative. Or dans la nuit terrible du 6 et 7 octobre, j’ai piloté la cellule de crise avec mes élus, les gendarmes, la sécurité civile et dès la fin de la nuit de nombreux moyens de solidarité nous ont été apportés, par d’autres collectivités et des entreprises de toutes sortes, notamment des pompes et des hydrocureurs.

En 24 h plus de 200 domiciles ont été pompés (dont bien sûr le mien où ma famille a vécu l’inondation sans ma présence, puisque mobilisé dans la cellule de crise). Nous avons noté et recensé tous ces apports ; nous avons remercié chaque intervenant. Or il se trouve que dans les entreprises qui sont intervenus dans Grabels, il n’y a pas Veolia. Donc cette affirmation fielleuse de M Teyssier participe de ses mensonges et de la calomnie.

Une campagne « Tous pourris » au service de qui ?

Je dois avouer qu’il y a de quoi être perplexe à voir M Teyssier s’engager dans cette campagne contre moi à cette date précise alors qu’il n’a rien pour prouver ses dires. Mon hypothèse est qu’il espérait que je ne réagirai pas par crainte de mettre en cause un média. En attaquant le seul maire Front de Gauche de la Métropole de Montpellier ne cherche-t-on pas à démontrer que décidément tout le monde est pourri et cela à quelques semaines d’une échéance électorale. Il n’est d’ailleurs pas anodin qu’il ne cesse de me désigner comme « un ami de longue date de Jean-Luc Mélenchon ». On voit très bien à qui cela peut profiter.

D’ailleurs cette hypothèse a aiguisé ma curiosité et j’ai pris le temps d’explorer toutes les notes passées publiées par M. Teyssier. Et stupéfaction je n’ai pas trouvé pas un seul article, pas une seule référence au Front national ! Etrange que l’on n’enquête pas sur le parti qui arrive en tête dans les sondages, qui a fait 13% lors des dernières municipales, qui contrôle la deuxième ville de l’Hérault. Non M. Teyssier préfère inventer des histoires pour salir le seul élu Front de Gauche de la Métropole.

Enfin M Teyssier invoque la liberté d’expression. Il faut ne pas bien connaître la déontologie de la presse et les grands textes fondateurs de la profession pour mobiliser cet argument dans cette affaire. Diffamer et mentir porte atteinte au contraire aux fondements même de la liberté de la presse. M Teyssier prend pour argent comptant les mensonges et les médisances qui lui sont soufflés et les publie sans prendre le soin de vérifier ces ragots.

Cela déshonore le journalisme.

J’ai accepté la médiation proposée par le Club de la Presse. Face à l’intransigeance de Jacques-Olivier Teyssier qui semble vouloir continuer à faire de cette « affaire » un de ses produits d’appel, je ne lui demande pas autre chose que de publier cette réponse, ce qui relève du droit que m’accorde la loi.

René Revol

Communiqué de Presse – 05 mars 2015

Fait à Grabels le 5 mars 2015

Suite à la rencontre organisée le jeudi 5 mars 2015, je tiens à remercier la médiation du Club de la Presse Languedoc Roussillon pour le sérieux, la probité et l’impartialité de ce rendez-vous.

Je vais immédiatement exercer le droit de réponse comme le garantit la loi.

Je dois en revanche déplorer l’intransigeance de Monsieur le Directeur de la Publication de Montpellier Journal qui a posé des conditions à un droit de réponse en accès libre tout en refusant explicitement de retirer les commentaires désobligeants à mon encontre qu’il publie en accès libre sur son blog.

Plus que jamais, je continue à défendre la liberté de la Presse et je continue à affirmer haut et fort qu’informer n’est ni injurier ni encore diffamer.

René Revol

 

 

Communiqué du 2 mars 2015

Fait à Grabels le 2 mars 2015

Suite au communiqué de presse publié par le Club de la Presse du Languedoc Roussillon, ce lundi 2 mars 2015, je prends acte de la main tendue visant à proposer l’intervention d’un médiateur.

Considérant qu’il m’a été impossible d’utiliser mon droit de réponse, j’accepte la proposition du Club de la Presse. Je souhaite vivement que cette rencontre avec le médiateur s’organise dans les plus brefs délais afin de mettre un terme à cette affaire préjudiciable pour tous. Il est évident que ceci ne présage en rien des suites à données à cet entretien.

Plus que jamais la liberté de la presse doit être défendue et je continue à affirmer haut et fort qu’informer n’est ni injurier ni encore diffamer.

René Revol

 

Communiqué du vendredi 27 février 2015

Fait à Grabels le 27 février 2015

Suite aux accusations mensongères publiées dans le post intitulé « René Revol fait un beau foncier à un entrepreneur du bâtiment » du blog « Montpellier Journal » et la diffusion d’un tract de 4 pages non signé sur  la Commune de Grabels, j’ai décidé d’attaquer ce blog et son auteur ainsi que tout personne qui s’est rendu coupable de complicité de diffamation par quelques voies que ce soit.

Cette décision mûrement réfléchie a été prise après conseil. Ces propos reflètent une réelle intention de nuire, je ne me laisserai pas diffamer impunément.

La liberté de la presse est un droit inaliénable. Celle-ci est encadrée depuis son origine par des lois qui en posent les limites. En ce sens, tenir des propos diffamatoires constitue un délit.

Je tiens donc l’ensemble des éléments de ce dossier à la disposition de la justice.

Je suis serein et fais confiance à la justice de notre République.

René Revol