Député suppléant

Complément fiche : scandale de Sanofi

Samedi 14 octobre 2017, je publiais une vidéo sur ma chaîne YouTube pour dénoncer le scandale Sanofi, à la demande d’employés de l’entreprise, rencontrés lors d’une manifestation syndicale à laquelle je participais. Cette note de blog servira de complément technique et chiffré à cette vidéo.

Tout d’abord, il est bon de rappeler que le secteur de la santé est une des principales sources d’emploi sur le territoire Montpelliérain dans lequel l’entreprise Sanofi occupe la première place.

A la base, Sanofi fut construite sur l’idée de devenir un grand représentant national de la santé dans le but d’assurer l’indépendance thérapeutique de la France. La satisfaction de l’actionnariat et la recherche du profit maximum ne pouvaient alors constituer le seul objectif de cette entreprise nationalisée. Aujourd’hui, l’entreprise n’assume plus du tout sa fondation sur des fonds publics, ni son statut de champion national et notamment depuis décembre 2008 avec l’arrivée Christopher Viehbacher (qui touchera dès sont arrivée près de 2 millions d’euros avant même de commencer a travailler) qui va entraîner définitivement l’entreprise et ses salariés dans la tourmente de la finance. Sanofi devient alors, et de manière récurrente, une des premières entreprises du CAC 40.  Avec un taux de rentabilité parmi les plus haut, la classant en 2016, 61ème sur les 100 entreprises les plus rentables au monde juste derrière TOTAL et devançant L’Oréal et LVMH.

De même, l’entreprise entreprend dès la même année, un grand plan de « restructuration » entraînant le licenciement de plus de 5000 emplois depuis 2008 dont 1200 postes de chercheurs, alors même que l’entreprise a touché plus de 17 millions d’euros dans le cadre du CICE en 2014 et plus de 125 millions au titre du CIR.

Sanofi n’est donc plus une entreprise ayant pour but la recherche de l’intérêt général et le progrès de la médecine mais utilise ce qu’il reste de la recherche dans le but de maximiser leurs profits. Ce grand « décrassage » s’effectue entre autre au détriment de la population puisque Sanofi fait également l’objet d’une procédure au civil pour « défaut d’information » auprès des patients mais aussi des médecins qui ont prescrit la Dépakine, antiépileptique ayant causé des handicaps lourds chez des milliers d’enfants.

Sur Montpellier, un site industriel Sanofi va être démoli avant même d’avoir servi. Le bâtiment flambant neuf à la pointe de la technologie a été achevé en 2012 et a coûté plus de 107 millions d’euros. Le groupe annonce avoir changé de stratégie. Le bâtiment de plus de 9.000m2 équipé d’un matériel dernier cri en matière de recherche chimique ne servira donc jamais et va être démoli pour y reconstruire des barres d’immeuble. Pourtant en 2009, cette cellule de recherche était présentée par l’entreprise comme le summum de la recherche mondiale.

C’est donc sur ce constat alarmant qu’il parait nécessaire que les syndicats, les salariés et les milliers de personnes victime de l’entreprise Sanofi se mobilise pour la nationalisation de toutes les entreprises pharmaceutiques exerçant sur le territoire français afin que celle-ci soient véritablement au service du corps médical et de la population et non plus au seul bénéfice du capital et de l’argent roi.

Il est grand temps pour Montpellier de retrouver une synergie entre le secteur de la recherche, les hôpitaux et la santé.

 

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