Mes notes de blog

Droit de réponse – Post Montpellier Journal – 11 mars 2015

Vous trouverez ci-dessous mon droit de réponse envoyé au Directeur de la rédaction de Montpellier Journal mercredi 11 mars et publié vendredi 13 mars. 

A Grabels, le 11 mars 2015

Informer n’est ni injurier ni diffamer.

Le ressentiment rend aveugle. Ressentiment qu’exerce à mon égard le directeur de Montpellier Journal : une campagne bien orchestrée de dénigrement qui fait de son post du 5 février (reproduit en tract sur ma commune), un texte diffamatoire qui porte gravement atteinte à mon honneur.

Une campagne de dénigrement bien orchestrée.

Premier temps : Le 5 février 2015 Montpellier Journal publie un post à charge à propos de deux soi-disant cadeaux à un entrepreneur en bâtiment de Grabels. Avec des arguments fallacieux et mensongers que j’analyserai plus loin. S’en suivent, sur ce blog et sur d’autres, des commentaires d’anonymes malveillants et de personnes notoirement connues comme des adversaires politiques.

Deuxième temps : le texte du post, réservé pour sa lecture intégrale aux abonnés payants du blog, est reproduit en tract couleur de quatre pages et diffusé dans de très nombreuses boites aux lettres de Grabels. La volonté de nuire est évidente. Le 23 février 2015 au Conseil municipal j’annonce mon intention de porter plainte contre l’auteur de ce post et contre ceux qui ont produit et diffusé ce tract. Alors que M Teyssier n’assistait pas à ce Conseil, il met en ligne le lendemain l’enregistrement des extraits de la séance. Or quand est arrivé en débat ce point de l’ordre du jour très peu de personnes étaient dans le public. Je pose la question : qui a enregistré ce texte ? Cela démontre au moins qu’on est face à une opération organisée.

Troisième temps : dès lors l’auteur du post s’abstient de parler du fond de l’affaire et se drape du manteau de défenseur du droit d’expression du « blogueur sans le sou » face au  « méchant élu » qui veut l’étouffer. Posture accompagnée d’une campagne de souscription et de dénigrement à mon encontre. Cette campagne atteint l’ignominie sur certains blogs (que M Teyssier présente comme des amis) qui vont jusqu’à faire le lien avec les attentats du 7 janvier 2015. Une journaliste professionnelle, ayant pris soin de considérer les faits de manière impartiale et approfondie, se fait elle-même fustiger pour avoir contesté les affirmations péremptoires du post. Dans sa campagne, M Teyssier va jusqu’à publier le nom d’agents de collectivités territoriales en donnant leur appartenance et leur responsabilité politiques. A quand des révélations sur leur vie privée ?

Quatrième temps : Le texte de M. Teyssier est utilisé comme pièce produite en justice par l’avocat d’un « promoteur », en conflit avec la municipalité pour la bétonisation d’un terrain inondé à la confluence du Rieumassel et du Redonnel, bétonisation qui met en danger les habitants, fortement mobilisés contre ce projet. Le post de M Teyssier du 19 décembre 2014 faisait déjà état de cette affaire avec une forte complaisance à l’égard du « promoteur » alors que celui-ci venait d’être condamné pour diffamation à mon égard.

Il apparait donc à l’évidence que nous sommes face à une campagne orchestrée et organisée par l’animateur d’un blog payant à la recherche de scoops.

Venons-en maintenant au fond de cette pseudo affaire.

Le néant du fond de l’affaire

Le post de M. Teyssier part de deux faits publics (de 2008 et de 2013) et d’un fait privé de 2011 pour s’autoriser des spéculations qui travestissent la réalité et instillent la suspicion quant à mon honnêteté.

  1. Le partage d’un terrain inondable. Sous le mandat de mon prédécesseur (sauf erreur de ma part non interrogé par M Teyssier) un terrain inondable en bordure de la Mosson est mis en vente par M Teillard à la SCI Jonchris. Dans un premier temps, le Maire propose un partage. Cependant, sans attendre l’expiration du délai au terme duquel la Commune pouvait exercer son droit de préemption, la vente est conclue. Est donc contrainte dans un second temps de porter l’affaire devant le tribunal de grande instance. En première instance la juridiction ainsi saisie donne raison à la mairie mais les acheteurs font appel. A ce moment là, je deviens Maire en avril 2008. Dans nos engagements électoraux, nous entendions réaliser rapidement le projet, fortement approuvé par les électeurs, de faire des jardins familiaux. Faute de disposer de terres, la municipalité se devait de saisir au plus vite l’opportunité d’acquérir ce terrain. Les avocats de la commune ne nous garantissaient pas de gagner en appel et nous assuraient que la procédure devant la cour d’appel serait longue, nous reprenons la première proposition de nos prédécesseurs du compromis de partage de ce terrain. Ce pragmatisme nous a permis de réaliser dès 2009 les jardins familiaux sur le seul espace approprié disponible. Je ne vois pas où est le problème. D’ailleurs à l’époque, cette négociation qui fut publique ne fut l’objet d’aucune critique.
  2. En 2013 le PLU est soumis à enquête publique. Les particuliers, venus en nombre examiner les documents ont pu faire remarques et propositions de modifications. Le commissaire enquêteur en est bien sûr destinataire. Nous prenons le parti de ne pas intégrer les modifications refusés par le commissaire enquêteur. Quant aux modifications qui n’avaient pas été refusées par celui-ci, nous avons intégré celles qui ne remettaient pas en cause l’économie générale du document. Elles sont au nombre de 22.

Parmi celles-ci, une modification concerne la parcelle sise rue du château appartenant à la SCI Jonchris et jouxtant les bâtiments de son activité économique en développement.

La parcelle dont s’agit a régulièrement été classée en zone U en ce que la desserte viaire, la desserte en électricité et en réseau eau potable sont suffisantes.

 

Par ailleurs, et à titre surabondant, elle se situe en continuité immédiate avec l’urbanisation existante le long de la rue du Château et à ce titre classée en zone UB1.

Ceci étant précisé, J’observe à cette occasion que ceux qui me reprochent aujourd’hui cette intégration (notamment parmi les grabellois qui s’expriment sur le blog de M Teyssier) n’ont pas attaqué le PLU à l’époque, dans la période de recours. Cette ajustement du PLU, au même titre que les autre modifications opérées, n’est donc en aucun cas un cadeau, mais participe de la rationalisation d’un document d’urbanisme. A l’époque de nombreux observateurs ont fait valoir que l’élaboration de ce PLU avait été fait dans une transparence démocratique exemplaire. En multipliant les réunions débats et les rencontres qui ont mobilisés plus de 500 participants, bien au-delà des obligations légales. Pourquoi mes détracteurs actuels étaient silencieux à l’époque ?

Depuis l’adoption du PLU en novembre 2013 la situation a évolué. Les inondations de l’automne 2014 m’ont amené à proposer une modification générale du PLU qui a été ouverte le 25 novembre, dans le but notamment d’accroitre les moyens réglementaires de lutte contre les inondations. Cela signifie que tout le zonage est remis en cause tant par cette procédure que par la modification du PPRI que l’Etat à notre demande initie.

 

  1. Enfin M Teyssier laisse entendre une connivence entre les points précédents et des travaux faits à mon domicile privé, sans la moindre preuve. Construite en 1992, ma maison subit, à partir du milieu des années 2000, des fissures liées au caractère argileux du terrain. Mon choix est de faire appel à des corps de métiers installés à Grabels tant pour les travaux de maçonnerie que pour les enduits et peinture. C’est pourquoi j’ai sollicité aussi l’entreprise de ravalement installée à Grabels. Tout a été réglé en bonne et due forme, au prix du marché.

J’ai la ferme intention de défendre mon honneur. Les procédés utilisés par M. Teyssier sont insidieux et déloyaux. Ils visent à me déconsidérer par tous les moyens. Des témoignages me sont parvenus montrant que M. Teyssier a la volonté systématique de me nuire, et ce de longue date. J’en ignore les raisons profondes et les ressorts psychologiques.

Cet acharnement se manifeste entre autres dans ses questions envoyées par mail et qu’il s’est refusé à reproduire. Voici une d’entre elles qui me visent aussi comme élu en responsabilité à la Métropole : « Lors des inondations de l’automne 2014, un camion de Veolia est venu pomper l’eau dans votre maison. Dans quel cadre contractuel ? Entre vous et Veolia ? Entre la commune de Grabels et Veolia ? Entre l’Agglo de Montpellier et Veolia ? Autre ? »

Ici M Teyssier procède par affirmation et porte une accusation sans qu’aucune vérification n’ait été faite et, sans utiliser une formule interrogative. Or dans la nuit terrible du 6 et 7 octobre, j’ai piloté la cellule de crise avec mes élus, les gendarmes, la sécurité civile et dès la fin de la nuit de nombreux moyens de solidarité nous ont été apportés, par d’autres collectivités et des entreprises de toutes sortes, notamment des pompes et des hydrocureurs.

En 24 h plus de 200 domiciles ont été pompés (dont bien sûr le mien où ma famille a vécu l’inondation sans ma présence, puisque mobilisé dans la cellule de crise). Nous avons noté et recensé tous ces apports ; nous avons remercié chaque intervenant. Or il se trouve que dans les entreprises qui sont intervenus dans Grabels, il n’y a pas Veolia. Donc cette affirmation fielleuse de M Teyssier participe de ses mensonges et de la calomnie.

Une campagne « Tous pourris » au service de qui ?

Je dois avouer qu’il y a de quoi être perplexe à voir M Teyssier s’engager dans cette campagne contre moi à cette date précise alors qu’il n’a rien pour prouver ses dires. Mon hypothèse est qu’il espérait que je ne réagirai pas par crainte de mettre en cause un média. En attaquant le seul maire Front de Gauche de la Métropole de Montpellier ne cherche-t-on pas à démontrer que décidément tout le monde est pourri et cela à quelques semaines d’une échéance électorale. Il n’est d’ailleurs pas anodin qu’il ne cesse de me désigner comme « un ami de longue date de Jean-Luc Mélenchon ». On voit très bien à qui cela peut profiter.

D’ailleurs cette hypothèse a aiguisé ma curiosité et j’ai pris le temps d’explorer toutes les notes passées publiées par M. Teyssier. Et stupéfaction je n’ai pas trouvé pas un seul article, pas une seule référence au Front national ! Etrange que l’on n’enquête pas sur le parti qui arrive en tête dans les sondages, qui a fait 13% lors des dernières municipales, qui contrôle la deuxième ville de l’Hérault. Non M. Teyssier préfère inventer des histoires pour salir le seul élu Front de Gauche de la Métropole.

Enfin M Teyssier invoque la liberté d’expression. Il faut ne pas bien connaître la déontologie de la presse et les grands textes fondateurs de la profession pour mobiliser cet argument dans cette affaire. Diffamer et mentir porte atteinte au contraire aux fondements même de la liberté de la presse. M Teyssier prend pour argent comptant les mensonges et les médisances qui lui sont soufflés et les publie sans prendre le soin de vérifier ces ragots.

Cela déshonore le journalisme.

J’ai accepté la médiation proposée par le Club de la Presse. Face à l’intransigeance de Jacques-Olivier Teyssier qui semble vouloir continuer à faire de cette « affaire » un de ses produits d’appel, je ne lui demande pas autre chose que de publier cette réponse, ce qui relève du droit que m’accorde la loi.

René Revol

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