Mes notes de blog

Un mot sur la Tunisie, deux sur Hollande et trois pour savoir si on doit avoir peur de la dette !

Note du 25 octobre
La constituante tunisienne, un moment décisif de la révolution citoyenne
.
Je commence cette note au moment où  les tunisiens élisent leur assemblée constituante et  cela me met dans un état de jubilation. En effet  voilà 10 mois que la révolution tunisienne s’est déclenchée avec les premières manifestations puis le suicide d’un jeune vendeur de légumes, évènement qui a mis le feu aux poudres. L’insurrection de toutes les couches sociales tunisiennes ont isolé la clique des profiteurs et prévaricateurs qui mettaient leur pays en coupe réglée avec la bénédiction des gouvernements occidentaux et particulièrement français (qui profitaient des largesses du régime, ce qui ne l’oublions pas a conduit au départ de la ministre française de l’intérieur). Cette révolution a d’abord chassé le dictateur, obligé de s’enfuir en Arabie Saoudite puis a poursuivi son œuvre en déjouant les tentatives des héritiers de Ben Ali pour se refaire une virginité dans de nouveaux gouvernements. Deux questions centrales ont occupé ces mois de révolution : d’une part la question sociale car le peuple réclame des conditions décentes de vie, de logement, d’emploi, et d’éducation ; de nombreuses mobilisations ont débouché sur des succès mais on est loin encore du compte. D’autre part la question démocratique c’est-à-dire l’exigence que la nouvelle constitution soit rédigée sous mandat populaire. Le peuple tunisien par sa vigilance et sa mobilisation a déjoué toutes les manœuvres dilatoires de ceux qui voulaient éviter ce rendez vous avec le suffrage universel. Maintenant çà y est : Après avoir été l’acteur de la première révolution arabe, le peuple tunisien est le premier à élire une assemblée constituante. Quelque soit le résultat (et nous aurons sous peu l’occasion de les commenter) cette constituante va servir de référence et d’exemples pour tous les peuples du Moyen Orient. C’est notamment particulièrement visible en Egypte (le pays arabe le plus peuplé avec ses 80 millions d’habitants) où une bataille sociale et politique oppose le peuple à l’armée qui a confisqué le pouvoir. La question centrale en Egypte devient la convocation d’élections libres pour une constituante. La constituante va servir aussi de référence en Lybie ( petit pays beaucoup moins peuplé mais tellement intéressant pour les puissances capitalistes vu ses ressources pétrolières) ; En Lybie la révolution démocratique et sociale contre la dictature de Kadhafi a été interrompue par le développement d’une guerre civile dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, représentant l’Otan, étaient des protagonistes, ce qui change naturellement le contenu comme la forme du processus. Les dirigeants occidentaux (conseillés parfois par des pantins ignorants du pays, comme BHL) ont tout misé sur les islamistes conservateurs qu’ils ont installés aux commandes au mépris des démocrates et militants de gauche lybiens pourchassés par le régime. Ils ont beau jeu aujourd’hui de demander le respect des droits de l’homme devant la décision d’appliquer la charia. Là aussi la constituante tunisienne sert d’exemple et l’exigence qui va grandir en Lybie sera de mettre en place un processus qui donne la parole au peuple. J’espère qu’en France de nombreux débats soient organisés sur les leçons de la constituante tunisienne. En tout cas dans la délégation du Parti de Gauche allé sur place sous la conduite de Raquel Garrido, responsable du PG pour l’international, notre ami montpellierain, co secrétaire du PG34, Alain Chaignon est présent. Nous ne manquerons pas de vous informer de la réunion publique d’information et de débats qu’il tiendra à son retour courant novembre.

Hollande sera-t-il le Papandréou français ?
Je ne reviens pas ici sur la primaire socialiste et j’avais déjà eu l’occasion de m’exprimer ici sur le premier tour. Hollande a donc été désigné par la majorité des 2,7 millions de personnes qui ont participé ; depuis, comme à mon habitude, je cherche à discuter avec le plus grand nombre de citoyens, notamment dans ma commune, de toute conditions. D’abord, je peux vous assurer que je ne sens aucune « hollandomania », aucun élan particulier. Chez beaucoup il y a comme un enregistrement que ce sera le candidat socialiste et que pour chasser Sarkozy il faudra peut-être  voter pour lui. Ensuite, l’argument du vote utile au premier tour est quasiment absent de toutes les conversations, alors qu’il y a un an ce n’était pas le cas. Cela s’explique certainement par le fait que le candidat socialiste étant haut dans les sondages c’est sarko qui semble menacé d’être doublé et que le problème ne se pose donc pas de permettre la qualification de la gauche au second tour. Enfin – et cela me paraît beaucoup plus important- le sentiment que la situation économique est grave et qu’elle ne va qu’empirer est très largement partagé.  Cela entraîne une interrogation sur la capacité de Hollande et des socialistes de répondre au défi de la situation. Cette question va prendre de l’ampleur devant une crise dont chacun sent bien qu’elle ne peut qu’empirer. Que faut-il faire contre la crise ? Comment va faire la gauche ? Peut-on empêcher que notre situation se dégrade encore plus avec le chômage en hausse et le pouvoir d’achat en berne ? Ces interrogations traversent le pays.   A un des nombreux débats auquel je participe un étudiant a demandé : « Hollande sera-t-il le Papandréou français ? ». Cela résume très bien le problème. Ceci dit il y a déjà une différence entre les deux : Papandréou a fait sa campagne électorale sur un programme très à gauche qu’il a bafoué immédiatement élu ; alors que François Hollande commence peu à peu à nous annoncer la couleur, notamment à travers son représentant es qualité à la direction du PS, Michel Sapin. On commence à nous expliquer que le programme du PS est déjà obsolète parce que trop coûteux et que la priorité doit être donnée à la réduction des déficits et que c’est seulement après qu’on pourra commencer à faire quelque chose. Déjà que le programme du PS est d’une telle modestie que les 101 propositions de Mitterrand apparaissent à côté pour un manifeste révolutionnaire, qu’on se demande ce qui va rester après le coup de rabot de Hollande. S’il croit pouvoir endormir le peuple de gauche avec son « rêve français », il risque bien de devoir se réveiller avec le cauchemar de la crise européenne généralisée. L’agence Moody’s en plaçant sous surveillance la France a envoyé au nom des marchés financiers un double message : d’une part un message au gouvernement et aux parlementaires au moment où s’entame la politique budgétaire pour que la France approfondisse encore sa politique d’austérité ; manifestement, Sarkozy a bien reçu le message et s’apprête à nous annoncer la potion amère jeudi prochain. Il va placer sa campagne sous le thème du « courage », des « efforts nécessaires » et de la confiance dans le capitaine en pleine tempête. Bon comme cela ne risque pas de suffire à le sauver car tous les observateurs mesurent l’ampleur du rejet qu’il provoque, les puissances financières se doivent aussi s’assurer de l’approbation du camp adverse. L’agence Moody’s veut donc placer la campagne électorale sous surveillance et menacer les français d’une dégradation de la note de la France ….pour qu’ils votent bien ! Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont eu raison de faire leur opération « andouillettes » dans les locaux de Moody’s pour affirmer le refus de ce diktat. Bref, je suis convaincu qu’il y a place pour une formidable campagne d’opinion pour éclairer les électeurs français sur la crise en cours et les moyens d’y remédier. La politisation de la société commence 7 mois avant l’élection, ce qui est exceptionnel, et l’attention des citoyens grandit sur le fond. Samedi dernier après midi, le Front de gauche du Gard (qui, lui, a commencé sa campagne unitaire depuis un mois) m’avait invité à participer à un débat sur la crise et la dette en liaison avec le programme du FdG « L’humain d’abord ! », et ce dans la commune de Cendras au nord d’Alès ; j’ai été frappé par l’ampleur de l’assistance avec plus de 150 personnes (plus que lors de la réunion publique que j’avais tenu dans le même lieu pour les régionales et tous voyaient des têtes nouvelles par rapport à leurs réunions publiques habituelles). J’invite mes amis à organiser partout ce type de réunions débat car il y a une vraie attente sur le fond. Le débat a été passionnant à Cendras à la fois pour décrypter la crise et la dette et aussi pour voir les solutions qu’on pourrait mettre en œuvre et qu’il faut défendre à chaque étape de l’approfondissement de la crise tout au long de ces mois qui nous séparent du scrutin. Et dans les questions qui sont venues plusieurs fois dans ces différentes réunions, j’en note une particulièrement :

Faut-il avoir peur de la dette ?
A priori non et on va voir pourquoi tranquillement. D’abord, lorsqu’ une banque fait un crédit à quiconque cela constitue une « création de monnaie » et la masse monétaire en circulation dans une économie moderne est composée à 80% de la monnaie créée par les banques en fournissant des crédits aux entreprises, aux particuliers et aux administrations publiques. Si on supprimait cette dette, c’est-à-dire ce crédit, on reviendrait à l’âge de pierre. Ce crédit est donc une avance monétaire sur une activité future. Il faut donc que le crédit serve à une activité future et il faut que celle-ci dégage des avantages bien supérieurs au remboursement du crédit en question. Le problème peut venir de deux sources : d’une part que le crédit serve à ne pas produire des richesses supplémentaires ce qui finira par aboutir à la défaillance de l’emprunteur ; d’autre part que ceux qui contrôlent le crédit imposent des taux d’intérêt spoliateurs qui empêchent l’activité nouvelle de se déployer. Or on a actuellement ces deux éléments dans le capitalisme financiarisé contemporain : la masse de crédit qui s’est développée dans la sphère privée depuis une dizaine d’années sert essentiellement à favoriser les opérations de spéculation ou à combler artificiellement l’absence de pouvoir d’achat de la société que justement ce capitalisme avait provoqué par son exigence impérative de rendement financier maximal comprimant les salaires comme tous les autres revenus de l’activité. Pourquoi ne pas envisager un contrôle citoyen et public sur l’émission de crédit qui soit exclusivement alloué à financer des activités productives et socialement utiles ? Cela suppose une rude confrontation car depuis le milieu des années 80 les créanciers (les rentiers, les titulaires de capital financier) ont repris le pouvoir sur les emprunteurs (entreprises, Etats, particuliers). Ils ont certes repris le pouvoir sur les salariés qui en avaient acquis une part via les contre pouvoirs sociaux et les conquêtes sociales. Mais ils ont aussi repris le pouvoir au sein du capitalisme sur le pan productif du capital, désormais sous tutelle pour produire de la valeur à tout prix pour les actionnaires. Donc ce changement d’orientation du crédit ne se fera pas par enchantement. Il nécessite d’arracher les manettes du pouvoir financier aux rentiers qui le détiennent aujourd’hui. Pour cela l’action conjuguée des citoyens et de la puissance publique est indispensable  En un mot le programme que Keynes préconisait face à la crise des années trente me semble encore plus d’actualité : « L’euthanasie des rentiers ! »

Voyons maintenant la place de la dette publique. N’oublions pas que la crise de 2008 fut avant tout, via les subprimes, une formidable crise de la dette privée et qu’on a sauvé les banques (et les profits fabuleux de ces banques les deux années suivantes, et donc les dividendes et autres bonus servis à cette occasion) grâce à l’intervention publique. Puis cette dette publique dans les mains des investisseurs institutionnels privés qui dominent les marchés financiers est devenue un formidable moyen de pression du capital sur les Etats, leur organisation, leur poids , leur politique comme sur leurs dispositifs sociaux. Il est clair désormais que la dette grecque ne pesait pas si lourd que çà dans les encours de dette publique en 2010 mais la Grèce était le maillon faible qui permettait de monter un formidable chantage pour que tous les pays européens s’alignent sur une politique de rigueur favorable au capital. Est-il en soi inadmissible qu’un Etat ait 120% de dette publique comme c’était le cas de la Grèce en 2008 ou aujourd’hui de l’Italie ? Je rappelle par exemple que l’Italie avait également 120% de dette publique au moment de son acceptation dans l’Euro en 1998 et que personne alors n’a rien trouvé à redire. Je rappelle aussi par exemple que le japon a depuis de longues années une dette publique supérieure à 100% voire 200% et que cela n’a pas été présenté comme un problème majeur.   Détaillons donc un peu cette question de la dette d’un Etat.

Ne diabolisons pas la dette en soi. Déjà les entreprises sont depuis toujours structurellement endettées  dans le système capitaliste. Une entreprise n’attend pas d’avoir accumulé le profit pour faire son investissement. Sinon on en serait encore à la première révolution industrielle. C’est même le raisonnement inverse qui guide le capitaliste : c’est la perspective d’un profit futur qui amène le capitaliste à investir aujourd’hui et le besoin de financement dépasse toujours son épargne, aussi se doit il d’emprunter. C’est en dépensant aujourd’hui dans des investissements productifs que le capitaliste gagne demain. Un économiste polonais, Mickael Kalecki, avait bien formulé cela : « l’ouvrier dépense ce qu’il gagne ; le capitaliste gagne ce qu’il dépense » . Et pour que cela soit possible il faut l’avance du crédit, comme l’ont souligné de nombreux grands esprits depuis Montesquieu ! La seule question qui se pose au capitaliste tient à ce que le taux d’intérêt reste toujours plus faible que le taux de profit, ce qui est la condition du caractère dynamique d’un tel système de financement. Lorsque le taux d’intérêt s’élève (notamment quand les épargnants prennent l’ascendant sur les productifs) ou lorsque le taux de profit se ralentit (sous l’effet notamment des crises de surproduction que génère le capitalisme), l’entreprise capitaliste s’étrangle et peut faire faillite. Donc le problème ici n’est pas la dette mais les conditions de son utilisation.

Il en va de même pour les Etats mais avec des différences majeures :1) En théorie  l’Etat n’emprunte pas pour faire du profit mais pour réaliser des infrastructures d’intérêt général.   2) L’Etat ne tire pas ses ressources de la vente de ses produits mais de son droit (et de sa force) de lever l’impôt. Dans ces conditions pourquoi l’Etat ferait il payer une  infrastructure qui va fonctionner pendant trente ans par les seuls contribuables de l’année de sa construction. Les citoyens vont profiter pendant trente ans de cet équipement et ils trouvent normal de payer pendant quinze ou vingt ans des impôts pour rembourser la dette qui a permis cette réalisation. D’ailleurs les  Etats ont toujours été endettés à la fois parce qu’ils offrent la garantie de se financer librement par l’impôt  et parce qu’obligés de raisonner et d’investir à long terme ils sont obligés d’étaler leurs dépenses. Cela ne signifie pas que l’Etat peut s’endetter à l’infini. Sa dette doit être maîtrisée et de ce point de vue 80% de dette publique française par rapport au PIB est un chiffre trompeur et discutable (comme je l’ai expliqué dans une note précédente) puisqu’il rapporte une dette remboursable sur plusieurs années au seul revenu de l’année courante ! Le chiffre important c’est combien représente le service de la dette c’est-à-dire l’intérêt et le capital que je dois verser chaque année. Et de ce point de vue on est actuellement en France dans des limites très raisonnables. En fait la dette dépend de trois variables concomitantes : le taux de croissance économique (s’il est élevé les recettes fiscales augmentent et inversement), le taux d’intérêt (s’il s’élève le poids de la dette s’alourdit et inversement) et le solde budgétaire de l’année (s’il ya un déficit budgétaire la dette s’accroit). Il faut agir sur les trois variables de manière dynamique si on veut maîtriser sa dette. Or que font les dirigeants européens en Grèce, en Italie, au Portugal et en Espagne pour que tous fassent pareil ? Ils ne prennent que la variable budgétaire en exigeant que tous les budgets reviennent à l’équilibre (leur fameuse règle d’or) en baissant drastiquement les dépenses publiques et sociales et en élevant les impôts (et particulièrement ceux qui touchent les plus pauvres, la TVA). Pendant ce temps on ne touche pas les taux d’intérêt qui dans la seule main des marchés financiers s’élèvent à des niveaux usuraires pour les pays dont la note  se dégrade (note fixée par les agences privées de notation dans la main des mêmes !) ; Quant à la croissance elle ne peut que s’effondrer sous l’effet d’une cure d’austérité. Le résultat : un accroissement de la dette publique comme le prouve la Grèce qui en appliquant les recetCette politique est non seulement injuste mais totalement inefficace, et beaucoup de monde est en train de s’en apercevoir.

Une toute autre politique est nécessaire qui joue sur le taux de croissance et le taux d’intérêt, en conservant un certain déficit budgétaire. Cette politique nouvelle consiste en un renversement total des perspectives sur deux plans : 1° – Mettre en place une relance durable de l’activité appuyée sur une forte redistribution des richesses ce qui stimulera la demande des ménages et appuyé sur un plan d’investissement permettant la réindustrialisation et la relocalisation des activités productives ainsi que la planification écologique. Mais cela n’est possible que si un deuxième pilier se met en place. 2° – Reprendre la main sur le financement de l’économie en faisant que les titres de dette soient rachetés par la banque centrale à un taux zéro en distinguant les dettes justifiées par une activité utile et les dettes illégitimes fondées sur la spéculation qui ne doivent plus être honorées ; mais aussi en mettant en place un réseau bancaire public et mutualiste qui finance sans profit les activités socialement utiles.

J’aurai l’occasion de revenir sur ces mesures nouvelles à mettre en place dont le Front de Gauche est porteur, car on peut parier que les gesticulations bruxelloises de la semaine (où l’Allemagne a pu imposer sa loi de ne pas recourir à la BCE) n’arrêterons pas la marche à une crise majeure, l’hypothèse la plus probable étant l’entrée de l’Europe dans la récession proprement dite avant la fin de l’année 2011, ce qui va entraîner son cortège de chômage et de misère. Et donc mettre à l’ordre du jour la nécessité de la rupture.

Enfin un dernier mot pour vous signaler que se tient ce Week end à la maison pour Tous à la paillade à Montpellier des rencontres des quartiers populaires à l’initiative du Front de gauche des quartiers Populaires, initiative que je soutiens à fond et à laquelle j’avais déjà consacré une note cet été. J’aurai l’occasion de vous en rendre compte.

Vous trouverez ci joint un article qui rend compte de la conférence de presse que j’ai tenu avec les représentants du PCF(Liberti), du NPA (Hermet, Viguier) de la FASE (Choukhroun) de la GU (Danièle LE dudal). en effet j’ai eu l’honneur de conduire une liste unitaire de la gauche de transformation sociale lors des élections régionales de mars 2010. dans un contexte où Frèche écrasait tout et où nous avions en plus une liste d’EEV et une du PS nous avons obtenu 78000 voix et 8.6% devant la liste PS et juste derrière la liste EEV. L’injustice du système électoral fait que nous ne sommes pas représentés avec moins de 10%. Cela ne nous empêche pas de nous exprimer régulièrement sur la politique régionale comme nous l’avons fait ici. J’aurai sur ce blog l’occasion de revenir sur certains points importants de l’action régionale. En attendant je me félicite que la démarche unitaire se poursuive »
Article Hérault du jour – AGM

René Revol

4 réponses »

  1. Bonjour,
    Cependant, à propos de la dette, je voudrais ajouter ceci : de tout temps les princes, puis les États ont eu la possibilité de créer (battre) monnaie ce qui ne coûtait finalement que le prix d’impression. Maintenant, les États (depuis Maastricht) et confirmer par le « Traité de Lisbonne » les États doivent s’adresser aux banques qui elles s’adressent à la BCE pour avoir des liquidités. Le seul problème et il est important, c’est que la BCE prête aux banques au taux de 1% et les banques prêtent aux États à 3,4 ou 5%.
    Ce fonctionnement là favorise en effet la finance libérale et les seuls intérêts versés aux banques représentent, en France, l’équivalent de l’impôt sur le revenu !
    Donc, à mon avis il faut combattre et changer ce processus.
    Cdl,
    Michel

  2. Vous étiez professeur d’économie, vous devriez donc déceler les contradictions internes à vos propres raisonnements.

    Ps : Il serait temps de changer le paradigme Keynésien, cela fait 30 ans qu’on attend la croissance par la consommation, et elle se fait bien rare.

    • Il y a 30 ans les Chicago-boys de Milton Friedman ne rencontrent pas encore beaucoup d’échos : la forte croissance économique et la relative efficacité de l politique économique dite du  » réglage fin  » (fine tuning) plébiscitaient les approches keynésiennes. Il leur faudra attendre le Chili de Pinochet et la crise économique ouverte au milieu des années 70 pour mettre en œuvre leurs plans de mise au pas du salariat, dont la désinflation compétitive en fut la traduction française. Pour quels résultats ? Marché libre et non faussé, capitalisme actionnarial versus capitalisme entrepreneurial, crise systémique (crises conjointes économique et financière, écologique, sociale, politique …). Non merci ! Pensez l’humain d’abord, c’est partir des besoins et des impérieuses nécessités de l’heure. Le paradigme keynésien, sans suffire, au moins ne ferme pas l’avenir.
      Fabio.

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